À l’arrêt depuis octobre, Ferroglobe a remis en route jeudi 8 janvier, l’un des deux fours du site d’Anglefort qui emploie 150 personnes et produit 45 000 tonnes de silicium en année pleine. Deux autres usines françaises du groupe (Les Clavaux en Isère, Montricher en Savoie) restent en stand-by, tout comme le deuxième four aindinois. Mais l’événement était suffisamment important pour déplacer le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin.
« La France s’est battue pour obtenir des mesures de protection sur les ferroalliages, à la fin de l’année dernière », a-t-il expliqué avant de promettre le même genre de mesures pour le silicium et d’appeler à « continuer à se battre pour une vraie préférence européenne ».
Les difficultés de la filière sont en effet pour partie imputables au dumping des producteurs chinois qui inondent le marché avec des prix artificiellement bas, autour de 1 500 euros la tonne de silicium, soit un montant inférieur au coût de production en France de l’ordre de 2 000 euros. Mais la flambée passée des prix de l’électricité n’est pas non plus étrangère à la situation présente.









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