Visites crépusculaires, observations de nuit, randonnées, découverte d’espèces et de milieux remarquables, les animations nature sont un atout économique et touristique.
« L’Ain est un territoire où les espaces naturels sont des atouts économiques, touristiques et patrimoniaux indéniables. Le Département a su se saisir de cette opportunité pour promouvoir et faire rayonner son patrimoine naturel », a déclaré Marie-Christine Chapel, vice-présidente du Département de l’Ain déléguée au tourisme, au patrimoine et à la culture, lors du lancement des animations nature 2023 et de la présentation de la carte touristique des sites naturels.
Le rendez-vous était donné le jeudi 2 février, une date pleine de sens en cette Journée mondiale des zones humides. “Il est urgent de restaurer les zones humides”, tel est le thème retenu cette année par le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes (CEN).
13 500 : c’est le nombre d’hectares recouverts par les espaces naturels sensibles, soit environ 2 % de la surface départementale.
De nombreux événements seront proposés avec des formats variés pour s’adapter aux goûts de tous : observations de nuit, randonnées, rencontres avec des animaux, etc. « Au cours des derniers siècles la planète a perdu plus de 60 % de ses zones humides. Pour optimiser la prise en compte des objectifs de préservation de ce patrimoine naturel, le conservatoire recherche dans toutes ses actions une prise de conscience et une adhésion volontaire de tous les acteurs qu’il mobilise – une quarantaine –, qu’ils soient propriétaires fonciers, usagers ou encore, collectivités locales, associations et services de l’État.
Dans l’Ain, plus de 2 M€ de travaux d’aménagements ont été confiés, notamment, aux agriculteurs ou aux entreprises du territoire. Et annuellement, plus de 2 000 adultes et enfants bénéficient des animations nature », a précisé Didier Mattéï, vice-président du CEN au côté de la chargée de missions, animatrice des patrimoines, Marion Haas.
Dans cette optique, le conservatoire ouvre le dialogue avec le lancement de la mise en œuvre du plan de gestion du marais des Échets, seule tourbière de la Dombes reconnue comme site prioritaire dans l’inventaire régional des sites biologiques.
Le Conservatoire gère 85 sites avec plus de 100 collectivités engagées à ses côtés dans le département de l’Ain.
Respect et vigilance
« Nous sommes particulièrement engagés dans l’accompagnement des zones humides et en particulier dans la démarche de labellisation. Je pense notamment à la Dombes, au marais de Lavours ou encore, aux marais et tourbières de montagne du Bugey. Les zones humides sont de formidables réservoirs de biodiversité et nous appelons à la préservation des ressources naturelles eau et forêt. C’est une priorité du mandat et en ce sens, nous travaillons à la valorisation de ces sites afin de toucher un public le plus large possible », a ajouté la vice-présidente au patrimoine au côté d’Éléonore Samson du service nature et biodiversité du Département.
De février à décembre, sur les six territoires du département, la 8e édition du calendrier des animations nature prévoit 93 rendez-vous grand public dont 16 chantiers participatifs. Et les scolaires ne seront pas oubliés puisque 310 classes vont pouvoir bénéficier des 62 animations proposées sur l’année en cours.
Le calendrier des animations est disponible auprès des offices de tourisme de l’Ain. Des informations complémentaires se trouvent sur www.ain.fr et sur www.cen-rhonealpes.fr.

Les Gorges de l’Oignin jouent la carte nature
À Matafelon-Granges, l’ENS des Gorges de l’Oignin se fait une place sur la nouvelle carte touristique des sites naturels du département. Labellisées en février 2021, les Gorges de l’Oignin représentent une superficie de 422 hectares. Située entre le Revermont et le Haut-Bugey, la rivière de l’Oignin poursuit son cours jusqu’à la Rivière d’Ain dans laquelle elle se jette. Elle se transforme en lac en amont du barrage de Charmine (Matafelon-Granges).
Ecrin caché, le site présente des milieux très variés qui peuvent être parcourus à pied. Ce site constitue un secteur préservé et présente une mosaïque d’habitats naturels qui accueillent une diversité d’espèces exceptionnelle. Les sentiers qui suivent la rivière permettent la découverte d’un patrimoine à la fois historique et hydroélectrique.
Rendez-vous sur www.hautbugey-tourisme.com
« La Cuivrerie de Cerdon est une aventure incroyable »
Nichée au cœur du village de Cerdon, cette usine de fabrication d’objets en cuivre raconte 150 ans de destinée industrielle de la famille Main et Fils. Parce qu’elle représente un intérêt patrimonial fort au cœur du Pays de Cerdon, le Département décide en 2018 de sauver la cuivrerie, témoin d’une aventure industrielle unique. Après deux ans de travaux, cet élément d’attractivité majeur du territoire a ouvert ses portes au public le 4 février.
« Le site a été entièrement réhabilité et nous ouvrons réellement maintenant. Aux vacances de la Toussaint 2022, nous avons fait un test avec le public afin de valider le parcours. Le site a accueilli 2 223 visiteurs sur la période du 22 octobre au 6 novembre et cela nous a permis d’apprécier les ajustements à apporter dans le fléchage de la visite de la Cuivrerie », sourit Anne-Sophie Secondi, directrice générale du GIP (Groupement d’intérêt public) qui gère les lieux. Pour le Département, ces premiers jours d’ouverture des plus encourageants se dessinaient comme le présage d’un réel potentiel touristique et culturel. Depuis le 4 février et jusqu’au 12 novembre, le public pénètre dans les secrets des ateliers révélés par d’incroyables technologies numériques.
Du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures, le visiteur découvre l’univers et les savoir-faire uniques par des dispositifs spectaculaires ou ludiques. « Dans l’ensemble nous sommes assez contents puisqu’aux dires du public, c’est plutôt une réussite et les commentaires sont élogieux sur les réseaux sociaux. C’est un bon outil d’analyse objectif sur les premiers jours d’ouverture en tant que lieu culturel. La cuivrerie est une aventure incroyable dont le site réhabilité sera inauguré le 25 mars », déclare la directrice.
À travers un projet architectural et scénographique innovant, l’objectif est de faire de la Cuivrerie de Cerdon un espace culturel immersif. La dimension scénographique valorise un patrimoine artisanal autour de la place de la cuivrerie dans le développement du village. Témoin de l’évolution économique de la France, la cuivrerie a des liens très forts avec le Japon, notamment avec la filature de soie de Tomioka (les machines ont été fabriquées à Cerdon), inscrite au patrimoine culturel mondial de l’Unesco.
Carole Muet
Crédit photo à la une : Grace Tetley sur Unsplash








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