La Fabrique des possibles a lancé un parcours d’accompagnement à destination des futurs entrepreneurs, pour les aider à lancer leur projet.
« Vous préférez aller en Italie ou en Irlande ? » Six personnes se déplacent d’un côté à l’autre de la pièce. « Vélo ou rando ? » Nouveau déplacement. « Plutôt bureau individuel ou cowork ? Réseaux sociaux ou flyer ? » À chaque question, chacun se range d’un côté ou de l’autre de la pièce selon les préférences. Les stagiaires commencent leur tout premier atelier du programme d’accompagnement à la création d’entreprise lancé par La Fabrique des possibles.
Le parcours d’une vingtaine de modules de trois heures, étalés sur presque trois mois permettra aux dix participants de découvrir toutes les modalités du démarrage d’une société. « Nous avons trois grands items. D’abord la définition de l’idée, puis la construction du projet. Cela passe par l’étude de marché, l’identification des partenaires, l’établissement des prix, etc. Enfin, il y a le lancement proprement dit. Sur cette partie, nous les accompagnons sur le choix du statut, la mise en place du rétroplanning, le test d’activité ou encore, le montage financier… », explique Hugues Defrance, coordinateur de la Fabrique des possibles.
Économie sociale et solidaire
Si la plupart des modules sont obligatoires, six d’entre eux seront facultatifs. Les stagiaires pourront notamment découvrir la gouvernance collective ainsi que les Cape (contrats d’appui au projet d’entreprise) qui leur permettront de tester leur idée avant de se lancer seul. Un moyen de découvrir l’économie sociale et solidaire (ESS).
« Trois des modules optionnels sont dédiés à l’entrepreneuriat au féminin. Cela nous tenait à cœur d’accompagner les créatrices, face aux problématiques que peuvent rencontrer les femmes. Il s’agit de déconstruire les croyances, d’aborder la légitimité d’entreprendre, l’équilibre entre vies pro et perso, etc. », développe Marie Fouillet, chargée de projet ESS à l’AGLCA (centre ressource pour la vie associative et l’économie sociale et solidaire).
Et les projets sont divers et variés, on retrouve parmi eux aussi bien de la méditation que de la plomberie. Pour en arriver là, les candidats passent par tout un processus. « En général, cela commence par une information collective. Puis, la plupart participent à un sprint création, un temps fort d’une journée pour développer une idée grâce à un coaching intensif. Ceux dont le projet était à un stade avancé et qui étaient prêts à se lancer dans l’entrepreneuriat ont été retenus pour ce programme », poursuit Hugues Defrance. En dehors du Sprint création, les stagiaires ont eu également la possibilité de postuler par dossier.
La Fabrique des possibles
Portée par l’AGLCA (centre ressource pour la vie associative et l’économie sociale et solidaire), la Fabrique des possibles est un collectif imaginé en 2020 et créé en 2021 par six structures : l’AGLCA, France Active, la BGE (Boutique de gestion), l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), l’incubateur Ronalpia et la coopérative Ess’Ain. Entre mutualisation et prestations pour maintenir un équilibre financier, au sein de la Fabrique des possibles, « les différentes structures permettent de porter à la fois l’entrepreneuriat classique et celui de l’économie sociale et solidaire », complète Marie Fouillet. Le collectif organise régulièrement des apéros des possibles, une occasion de renforcer ses compétences sur un sujet et de réseauter. Il est également à l’initiative des journées Sprint création et du programme d’accompagnement à la création d’entreprise.
Joséphine Jossermoz








0 commentaires