L’audience solennelle de rentrée a été l’occasion de présenter les nouveaux élus, mais aussi de dresser le bilan de l’année écoulée.
« Les tribunaux de commerce se plaignent généralement des difficultés rencontrées dans le recrutement des juges, mais ce n’est manifestement pas le cas du Tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse », s’est réjoui Michel Roger, le président sortant, à l’occasion de l’audience solennelle de rentrée, le 18 janvier, dans les locaux du palais de justice.
En effet, pour cette année 2024, les dix postes de juges à pourvoir ont trouvé preneur. Parmi eux, sept nouveaux arrivants : Emmanuelle Perdrix, présidente du groupe Hyléance à Ceyzériat ; Amarande Grand Gniewek, maroquinière d’art à Meximieux ; Roland Fayard, président de Poncet Confort Décor à Valserhône ; Christian Magnon, directeur général de Logidia SA HLM à Péronnas ; Wilfried Rosset, agent d’assurances Allianz à Bourg-en-Bresse ; Benoit Waeckerle, géomètre à Lyon ; Gaël Vieux, directeur de l’enseigne Richardson implantée à Bourg-en-Bresse, Oyonnax et Ambérieu-en-Bugey.
« L’origine aindinoise de la quasi-totalité de ces juges nous permet de constater que le bassin économique local reste capable de pourvoir aux besoins humains de la juridiction consulaire », a ajouté Éric Defond, nouveau président du Tribunal.
Bilan mitigé
Cette rentrée solennelle a également été l’occasion de dresser un bilan de l’année 2023, pendant laquelle 349 nouvelles affaires ont été introduites contre 316 en 2022. Malgré cette augmentation, l’ancienneté moyenne des stocks s’est maintenue à 8,9 mois. Le Tribunal a compté 393 procédures collectives, contre 332 en 2022, soit une augmentation de 20 %, contre 32,8 % au niveau national.
« Les faillites ont jusqu’alors principalement touché les secteurs de l’hébergement, de la restauration et du transport-entreposage. Mais, outre un dérapage insidieux sur l’ensemble des secteurs d’activité, nous pouvons rapidement attendre des défaillances d’entreprises dans l’immobilier, secteur dont le marché est frappé d’un ralentissement de plus de 50 % de l’activité, ainsi que des sociétés du bâtiment par ricochet », s’est inquiété Éric Defond. Enfin, l’instance prévoit de créer, avant la fin du premier trimestre 2024, un collège de déontologie destiné à prévenir ou faire cesser tout conflit d’intérêts naissant.
Joséphine Jossermoz








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