De nombreux rendez-vous invitent en novembre, à découvrir une vision économique davantage centrée sur l’humain.
Le Mois de l’économie sociale et solidaire (ESS) commence dans l’Ain, ce jeudi 24 octobre, avec une rencontre au Château de Pont-de-Veyle à 18 h 30, autour des liens entre ce modèle économique et les territoires.
« L’ESS, c’est un levier de transformation vers une société plus juste et plus durable », rappelle Isabelle Panzica, directrice adjointe de l’AGLCA, centre ressource pour la vie associative, pôle de ressource agréé par la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (Cress).
« Elle regroupe différents acteurs (associations, mutuelles, entreprises coopératives, fondations) qui partagent quatre valeurs : porter des projets d’utilité sociale, s’inscrire dans une dynamique de coopération, répondre à des problématiques territoriales, avoir un ancrage local. Et à ces valeurs, s’ajoutent des principes fondamentaux, un non-enrichissement individuel, une gestion démocratique de la structure, une mixité des ressources. Cela signifie que le projet économique est un moyen, pas une finalité. »
L’ESS représente 10 % de l’emploi en France « et même un peu plus dans l’Ain, de l’ordre de 11 ou 12 % », observe pour sa part Pierre Seuzaret, directeur de France Active Ain, réseau d’accompagnement à l’entrepreneuriat. « C’est une économie réelle avec un impact territorial fort, au service des habitants. »
Au-delà du rendez-vous du 24, cette édition sera marquée par deux temps forts, à commencer par la journée du 12 novembre, à la MCC de Bourg-en-Bresse. D’abord, Ronalpia, outil de développement de l’innovation sociale, et l’AGLCA animeront “Impacte ton territoire”.
« Un booster de gamberge, pour faire émerger des solutions à des problématiques de territoire identifiées », décrit Isabelle Panzica. Cette rencontre dédiée aux entrepreneurs et porteurs de projet sera suivie d’une table ronde sur les 10 ans de la loi ESS.
« Ce texte représente une reconnaissance fondamentale, qui a donné à l’économie sociale et solidaire – qui existe depuis plus d’un siècle – une légitimité institutionnelle et politique, au côté de l’économie traditionnelle. »
Le deuxième temps fort aura lieu le 21 novembre à 18 h 30, à l’Amphitorium de Bourg, sous la forme d’une table ronde intitulée “Investir pour transformer la société”.
« Notre message est de monter qu’on ne peut avoir d’impact sans un modèle socio-économique, explique Pierre Seuzaret. La finance n’est pas toujours vue d’un bon œil, mais elle peut être un vrai levier de développement social, solidaire et durable sur nos territoires. » Le programme complet est à retrouver sur le www.aglca.asso.fr/Le-Mois-de-l-Economie-Sociale-et-Solidaire.
Des partenaires pour l’entrepreneuriat
Pour mémoire, l’AGLCA, France Active et Ronalpia, déjà cités ci-dessus, ont constitué avec la Boutique de gestion (BGE) et la coopérative d’activité et d’emploi Ess’Ain, la Fabrique des possibles, un accompagnement à la structuration de projets entrepreneuriaux, qu’ils s’inscrivent ou non dans le champ de l’économie sociale et solidaire.
« Nous sommes partis d’un constat : il existe de nombreux dispositifs d’accompagnement, mais souvent mal connus des entrepreneurs qui ont le sentiment d’être livrés à eux-mêmes », retrace Pierre Seuzaret, directeur de France Active Ain. Cette fédération d’acteurs s’est donc fixé trois missions : « détecter les porteurs de projets en proximité sur tous les territoires, coordonner et articuler les offres d’accompagnement pour proposer un parcours individualisé, connecter les entrepreneurs entre eux et avec leur écosystème pour une réussite durable ». Et le mois de l’ESS est un moyen de remplir ces objectifs.
Sébastien Jacquart









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