Appliquée aux élevages, durcie en septembre, une directive européenne visant à limiter les émissions d’ammoniaque de l’industrie met les acteurs régionaux en émois. « Nous avons investi 2,7 M€, il y a quatre ans. Nous sommes aujourd’hui aux normes. Mais si les nouveaux seuils réglementaires annoncés s’appliquaient, nous devrions démolir et reconstruire nos bâtiments de sevrage. Ce n’est pas possible », témoigne Alexis Pugliese, éleveur porcin à Confrançon (Ain). Comme lui, toute la filière s’émeut de la version 2.0 de la directive IED, qui vise à réduire les émissions d’ammoniaque. « Initialement conçue pour l’industrie lourde, elle s’applique désormais aux élevages de taille modeste et familiaux », s’alarme l’Interp’Aura. Votée en 2024, censée entrer en vigueur en septembre, cette nouvelle mouture abaisse en effet les seuils d’entrée à 1 167 porcs charcutiers et 88 truies naisseur-engraisseur. À l’échelle française, 30 à 40 % des élevages seraient concernés, contre 8 % actuellement. Et les règles sont à ce point durcies que 42 à 91 % des sites déjà concernés, comme à Confrançon, se trouveraient non conformes et obligés d’investir au moins 100 000 euros. « Économiquement intenable », tranche l’interprofession. Fort impact régional Dans la région, le nombre d’élevages concernés passerait de 32 à 105, soit une hausse de 228 %. « L’IED 2.0 ne régule plus la filière porcine : elle organise […]
Tourisme : deux jours dans l’Avant-Pays savoyard
L’Avant-Pays savoyard pourrait être considéré comme l’antichambre des Alpes. Erreur d'appréciation : le statut de « pays avant » implique de faire preuve d'une grande humilité tout en cultivant une identité forte. Ce terroir d'entre-deux...








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