Illustratrice et designer textile diplômée de l’école des Beaux-Arts de Lyon, la fondatrice de la Maison SAMS conçoit des motifs originaux exclusivement dessinés à la main, pour le secteur du luxe.
Le parcours de Sarah Amsellem se déroule comme un fil de soie la conduisant jusqu’à l’excellence. Mais il ne pouvait en être autrement pour cette passionnée qui cultive la finesse, l’élégance et le soin du détail. Celle qui se décrit comme étant une artisane du motif, a débuté sa belle aventure professionnelle en 2012. Elle n’avait pas l’ambition de “s’enfermer” dans une boutique, préférant sillonner les routes pour présenter ses créations tout aussi originales que vitaminées.
C’est ainsi qu’en 2015, elle crée la Maison SAMS, une maison de soierie lyonnaise.
Un souffle de modernité
En tant que fille d’une artiste peintre et d’un père évoluant dans le prêt-à-porter pour hommes, Sarah Amsellem a été bercée très tôt dans le milieu artistique. D’autant plus que son grand-père fut tailleur pour Pierre Cardin ! « Pour moi, le carré est trop classique. J’ai voulu lui apporter plus de style en le modernisant au maximum, mais avec la volonté de préserver le patrimoine ancestral » explique Sarah Amsellem.
Inscrite à la Maison des Artistes, la créatrice originaire de Bron a travaillé pour des grands noms de la mode comme Zilli en dessinant des fonds marins pour ses doublures de costume, et des plumes pour Agnès b. Elle aime mettre le dessin en volume, et son style fonctionne à merveille. En “soie”, le luxe à la lyonnaise peut compter sur cette passionnée attachée au savoir-faire unique et artisanal.
Sarah Amsellem cultive la finesse, l’élégance et le soin du détail. Notez que sa marque manuscrite est gravée et brodée à la main. Et côté perfection du détail, cela va jusqu’à la dernière étape du processus de fabrication. En effet, chaque pièce est emballée avec le plus grand soin, dans une boîte cadeau marquée avec un seau doré !
L’art sur soie
Tisseurs, imprimeurs, apprêteurs, Sarah Amsellem est allée à la rencontre de chacun d’entre eux. Il s’agit d’entreprises labellisées au patrimoine du vivant, garantissant un savoir-faire d’excellence. En créant sa ligne de manchettes (bracelets) et de snoods (foulards tubulaires), la créatrice se distingue par un design très contemporain. Quant au twill (ruban à nouer) et ses multiples façons de le porter, il remporte un très grand succès. Ainsi, sa nouvelle collection “Pile ou Face” est féminine et toute en élégance.
Ses compositions s’inspirent de la nature, qu’elle décline au gré de ses inspirations. Une sorte d’univers poétique, presque onirique, telle l’œuvre d’un artiste s’exprimant sur la toile. Dans ses ateliers implantés à Lyon, elle imagine de nouveaux projets, notamment dans la maroquinerie.
Une belle histoire en “soie”
Aux quatre coins de la France mais aussi à l’étranger (Canada, Angleterre, Russie, Chine, Japon, Nouméa), la marque SAMS est présente dans plus de 150 points de vente. « Chaque accessoire est confectionné avec soin, et malgré le confinement les commandes ont été maintenues. En soit, cela a été un grand soulagement de pouvoir travailler » indique Sarah Amsellem.
C’est avec le vent en poupe que la créatrice est venue en terre berjallienne, à la rencontre de sa nouvelle clientèle. Et quoi de plus normal, d’autant plus qu’elle se trouvait à deux pas du musée de la ville. Celui-là même qui, aux portes de Lyon, présente l’histoire de l’impression sur étoffes, domaine à part entière de la fabrique lyonnaise de soierie. Une belle occasion de se souvenir du panneau monumental “Bourgoin-Jallieu, capitale de l’ennoblissement textile” commandé par la ville à l’artiste Robert Di Crédico. Longtemps il s’est trouvé en bordure de l’autoroute A43. “La Femme en Soie”, emblème de la fête de la soie, était d’ailleurs le rideau de scène du théâtre Jean-Vilar.
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Par Carole Muet












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