Un projet éolien à Saint-Trivier-de-Courtes

par | 13 Oct 2021

Ces moulins à vent des temps modernes devraient s’installer à l’initiative de la CNR pour une énergie verte correspondant à cinq fois la consommation des habitants.

Les habitants de Saint-Trivier-de-Courtes pourraient bientôt voir des éoliennes se dresser dans leurs paysages. Depuis 2017, la Compagnie nationale du Rhône (CNR) développe un projet d’aéromoteurs sur la commune auquel les territoires sont désormais fortement associés. Ce jeudi 7 octobre, la CNR, la commune de Saint-Trivier-de-Courtes, Grand Bourg Agglomération, les fonds régionaux citoyens et les collectivités Oser et EnRciT ont signé les pactes et statuts de la société de parc éolien de Soully d’air. D’ici à 2024, cette signature devrait conduire au développement, à la construction et à l’exploitation de ces moulins à vent des temps modernes, producteurs d’énergie verte.

« Nous avons actuellement 18 000 mégawatts d’éoliens installés en France. Il faudrait en installer 24 000 d’ici à 2023, mais nous sommes très en retard et cet objectif ne sera pas atteint. Pour autant, nous devons tout faire pour en être au plus près. Aujourd’hui, on en est conscient, il faut réduire les émissions de carbone », soulève Didier Lhuillier, directeur général de la CNR.

12 000 tonnes de CO2 en moins

Ce nouveau parc éolien pourrait contribuer à réduire ces fameuses émissions. Le projet prévoirait quatre aéromoteurs sur le lieu-dit Rippe de Soully. L’endroit, disposant d’un bon potentiel de vent, un raccordement à proximité et dispensé de contraintes aéronautiques, de biodiversité et à distance des habitations, permettrait des machines allant jusqu’à 150 m en bout de pale, d’un diamètre maximum de 120 m. Annuellement, la production est estimée de 14 à 16 gigawatts heures, soit, l’équivalent de la consommation d’environ 6 000 âmes et cinq fois le nombre d’habitants de Saint-Trivier-de-Courtes. Ainsi, le parc permettrait d’éviter chaque année l’émission de 12 000 tonnes de CO2.

Afin de permettre aux citoyens d’investir dans le projet et de partager les revenus issus de l’exploitation du parc, tout est prévu. EnRciT, un dispositif d’investissement créé par l’Ademe en 2018, devrait revendre ses parts lors de la phase de construction aux Aindinois par l’intermédiaire de structures citoyennes. L’association BEC (Bresse Énergie Citoyenne), déjà présente sur plusieurs projets d’énergie solaire, est le relais local qui pourrait porter cet investissement. La participation citoyenne pourrait s’élever au démarrage de la construction du parc à 29 % du capital de la société.


Frédéric Fournier, président des fonds Oser : «Soyez ambitieux pour le territoire ! »

« Oser est un fond régional, créé en 2014 à l’initiative de la Région Aura. Notre mission est d’investir dans l’énergie renouvelable comme le photovoltaïque, la méthanisation et la petite hydroélectricité. Nous observons également avec beaucoup d’attention les balbutiements de la filière hydrogène qui devrait être très prometteuse dans les prochaines années. Nous nous projetons sur du long, voire très long terme, en matière d’investissements, aux côtés des collectivités et des PME locales. Le message que nous portons est “n’ayez pas peur de vous intéresser aux énergies renouvelables, nous sommes là pour vous accompagner, ne vous arrêtez pas au budget de la commune, nous sommes là pour renforcer les capitaux propres des projets, soyez ambitieux pour le territoire” ! »


Joséphine Jossermoz

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