Les parlementaires ont rencontré différents chefs d’entreprise, pour plancher avec eux sur l’export.
La délégation sénatoriale aux entreprises était en visite, dans l’Ain, jeudi 10 mars. Au programme : deux visites d’entreprise, Rovipharm, plasturgiste spécialisé dans le flaconnage et les accessoires pour le secteur du médical à Val-Revermont, le matin ; Fermob, fabricant de mobilier de jardin à Saint-Didier-sur-Chalaronne, l’après-midi ; ainsi qu’une table ronde sur le commerce extérieur, avec une dizaine d’entrepreneurs locaux. « C’est une délégation originale, créée en 2014, sans équivalent à l’Assemblée, note son président, Serge Babary, sénateur d’Indre-et-Loire. Elle permet d’établir un lien entre parlementaires et entreprises, à travers des visites, auditions et rapports. Parmi les thèmes que nous abordons figurent la transmission, la responsabilité sociale, les nouvelles formes de travail… Tous les sujets qui intéressent les entreprises. Nous ne faisons pas de la macroéconomie, mais un travail de terrain. »
Les visites sont en prise directe avec la thématique du moment. Rovipharm, par exemple, réalise 50 % de son chiffre d’affaires à l’export et a connu de récents développements avec la mise en service de lignes automatisées pour la fabrication de pipettes pour les robots des laboratoires d’analyse. « Où l’on voit l’importance de la compétitivité hors coût », commente la sénatrice aindinoise Florence Blatrix-Contat, membre de la délégation. La rencontre a cependant été l’occasion d’aborder des sujets communs à de nombreuses entreprises : difficultés de recrutement et d’approvisionnements, coût de l’énergie, etc.
Le choix de la destination ne doit pas plus au hasard. « L’Ain se caractérise par une balance commerciale excédentaire et une particularité : alors que ce sont les grandes entreprises qui font habituellement l’export, selon différentes études, chez nous, l’international est porté à 60 % par les PME. C’est sans doute lié à l’organisation en filières de l’industrie locale. » Une organisation dont Serge Babary souhaite s’inspirer : « La marque France, bien que très appréciée, est trop peu présente sur les salons internationaux. Nous devons davantage chasser en meute, à l’instar de nos voisins Allemands et Italiens. »
Dans le Rhône le 11, en Haute-Saône dix jours plus tard, la délégation entend collecter des idées à soumettre, après la présidentielle, au prochain ministre de l’Économie.
Sébastien Jacquart








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