Les discussions se poursuivent entre les services de l’État et la direction du groupe Ferroglobe dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de l’usine Ferropem de Château Feuillet, en Tarentaise. Le personnel et les syndicats espèrent encore un retournement de situation alors que la procédure arrive à son terme le 1er avril. « Nous demandons la remise en marche des deux fours de CaSi [ndlr : calcium-silicium] car les besoins mondiaux sont forts. Les prix à la tonne ont été multipliés par quatre ces derniers mois. L’arrêt de l’activité n’est plus du tout justifié dans les conditions économiques et sociales actuelles », plaide Éric Granata, le secrétaire général de la CGT 73.
Suite aux tensions survenues la semaine dernière sur le site, la direction de Ferroglobe a fait parvenir aux 200 salariés encore en poste un courrier leur demandant de ne plus venir à l’usine. « Ferroglobe, qui a largement profité de l’argent public français, propose des indemnités au rabais. Compte tenu du caractère stratégique de la production de Château-Feuillet pour le territoire et pour la souveraineté de l’industrie française, l’État doit agir pour que l’activité soit maintenue », poursuit Éric Granata. La CGT plaide pour une nationalisation temporaire des usines françaises du groupe, le temps de trouver un vrai repreneur industriel. Elle redoute par ailleurs une cessation d’activité sans dépollution du site, dépollution dont le coût serait estimé à hauteur de 50 M€.








COMMUNIQUÉ concernant Ferropem:
Les groupes d’action d’Albertville et de Moûtiers de LA FRANCE INSOUMISE appellent à se mobiliser auprès des salariés de Ferropem Chateau-Feuillet ce lundi 28 mars à 9h sur le site de l’usine à La Léchère afin de résister à un plan de licenciement et de casse de ce site industriel rentable, performant et stratégique. Ils dénoncent le refus idéologique du gouvernement de donner suite aux propositions de reprise d’activité très réalistes déposées par les syndicats. Comme le déclarait Jean Luc MELENCHON dans une question écrite au gouvernement cet automne » la souveraineté industrielle et la bifurcation écologique du Pays justifient la réquisition d’intérêt général du site par l’Etat », qu’un gouvernement de l’UNION POPULAIRE ferait immédiatement s’il accède au pouvoir.
Rendez-vous devant l’usine de Chateau-Feuillet ce lundi 28 mars à 9h
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