La troisième édition de la soirée Win 73, qui aura lieu le 17 novembre, permettra d’attribuer le premier trophée « femme formidable » à une cheffe d’entreprise.
« Notre objectif, c’est de dire « osez » aux femmes cheffes d’entreprise. » Annie Viand, la présidente de l’association FCE 73 (Femmes cheffes d’entreprise), espère que le tout nouveau trophée qui sera remis le 17 novembre à l’aéroport de Chambéry Savoie Mont Blanc, à l’occasion de la soirée Win 73, contribuera modestement à donner envie à d’autres femmes de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Premier du genre, ce « trophée FCE » sera décerné à une des trois nominées présélectionnées : Linda Profit, Christelle Gonidec et Aurore Pollet. Quinze candidates savoyardes avaient préalablement postulé en ligne.
« L’événement Win 73, que nous coorganisons avec l’Agence Poisson d’Avril [et dont Ecomedia est partenaire, NDLR] en est à sa troisième édition, poursuit-elle. Après une interruption de deux ans pour cause sanitaire, nous avons eu envie de lui adjoindre ce trophée dont le verbe « oser » est le critère principal. »
Win 73 rassemble à chaque édition quelque 500 personnes (hommes et femmes du monde de l’entreprise), autour d’un thème, qui sera le sens cette année. Des invités triés sur le volet (Raphaël Enthoven, Rachel Kahn, Henry Quinson et Céline Boura) exposeront leur vision de ce mot. Pour FCE 73, qui rassemble 35 dirigeantes de sociétés de toutes tailles, la soirée est aussi l’occasion de souligner les valeurs qui les lient : solidarité, partage et bienveillance.
Billetterie sur www.win73.fr



Aurore Pollet, La Montagne chocolatée

Alors qu’elle se destinait à une carrière dans le cheval, Aurore Pollet prend différemment les rênes de son destin en 2015 en créant La Montagne chocolatée (dépôt de pain, épicerie et chocolaterie) à Saint-Colomban-des-Villards, après avoir obtenu, deux ans plus tôt, son CAP chocolatier-confiseur. En 2018, elle déménage sa société à Modane et se recentre sur la chocolaterie-confiserie.
Son activité n’a cessé de croître : 42 000 euros de CA en 2019, 70 000 euros en 2020 et 82 000 euros en 2021. « Seule à bord, je produis, vends et assure le back office administratif de ma société », dit-elle. Elle revendique son statut d’entrepreneuse artisanale locale et aime particulièrement la proximité avec ses clients. « La réussite, si je devais la définir aujourd’hui, c’est d’être la « chocolatière préférée » selon les dires de certains de mes clients », résume cette femme de 37 ans.
Christelle Gonidec, Innov RH
Forte d’un passé de directrice des ressources humaines dans plusieurs structures, Christelle Gonidec se lance à son compte en 2019 en créant Innov RH à Chambéry. La SARL, qui compte aujourd’hui 3 salariés, affiche un chiffre d’affaires de 150 000 euros à juin 2022 (65 000 euros en 2021). « Cabinet de conseil en conduite du changement, nous permettons aux entreprises de réussir leur projet de transformation sociale, environnementale et économique », explique la dirigeante de 37 ans.
Passionnée d’alpinisme et impliquée dans plusieurs associations, elle reste modeste. « C’est compliqué de parler de réussite quand on est une femme, dit-elle. D’une part car on n’a pas été élevée et éduquée pour se mettre en avant et briller, et d’autre part, car on a souvent un tempérament modeste, humble qui fait qu’on relativise toujours beaucoup ce qu’on fait. » Elle conclut : « Les femmes entrepreneuses sont des femmes remarquables ! »
Linda Profit, Damop et Duo réalisations
C’est en 2020, à l’âge de 39 ans et une année après avoir créé Damop à Aix-les-Bains, que Linda Profit s’associe à Philippe Simonet pour donner naissance à Duo réalisations, dont elle est présidente, assistante à maîtrise d’ouvrage, maître d’œuvre et OPC (ordonnancement, pilotage et coordination).
Duo réalisations/Damop dispose désormais de trois agences (Aix-les-Bains, Aoste et Bourgoin-Jallieu). Il s’agit d’un bureau d’études comptant sept salariés, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 450 000 euros en 2021 (311 000 euros en 2020 et 199 000 euros en 2019). Autodidacte, Linda Profit s’est lancée dans la création d’entreprise en 2007 après que son père a été licencié, tout en conservant son poste de salariée à temps plein. En 2017, elle arrête cette société (DP Plâtre). Mais deux ans plus tard, elle fonde Damop pour être en accord avec ses valeurs. Engagée dans de nombreuses associations, elle compte bien de pas s’arrêter là car, dit-elle, « j’entreprends par passion et par plaisir ».









Super article !
Un grand bravo aux lauréats et particulièrement à Christelle que j’ai le plaisir de connaître personnellement. D’ailleurs, plus d’infos sont disponibles sur son site -> https://innovrh.fr/
Nicolas Masson.