Rendre la capitale historique du Bugey plus attractive est une volonté de la municipalité. Commencée en 2020, la revitalisation urbaine se poursuit avec la reconversion de la friche industrielle “Le Tanneur”.
« Qu’elle soit immobilière, d’entreprise ou de tertiaire, créer une nouvelle offre attractive pour Belley est un réel besoin. Revitaliser la ville était un élément de notre programme auprès des Belleysans. C’est aussi redonner de la vie à des quartiers qui ont été laissés à l’abandon pendant des décennies », a déclaré le maire Dimitri Lahuerta. Le point presse du 7 novembre dernier a été l’occasion, pour l’édile, de faire un point d’étape sur l’avancement de la reprise des délaissés commerciaux et industriels par la Ville.
Commencée en 2020 avec le rachat de l’immeuble ex-Percevaux (rue Saint-Jean) et de l’ex-Bar des aigles (rue de la République), la politique de revitalisation se poursuit avec l’acquisition de la friche industrielle “Le Tanneur”. Le site, récemment racheté par l’Établissement public foncier (EPF), pour le compte de la mairie de Belley, constitue un enjeu de territoire.
La déconstruction intérieure a débuté voici quelques jours. À terme, elle laissera place à un tènement de près d’un hectare qui fera l’objet d’un appel d’offres lancé par la Ville d’ici quelques semaines.
Un soutien cousu main
C’est en décembre 2019 que le maroquinier Le Tanneur, fondé en 1898, a annoncé son départ de Belley pour s’installer en Savoie, à Technolac. « Par son histoire séculaire et ses savoir-faire, cette société a marqué les Belleysans. Nous avons été assez réactifs pour traiter cette friche stratégique qui permet d’envisager un aménagement d’ensemble pour le maintien et le développement de l’activité économique », a indiqué Dimitri Lahuerta.
Avec l’appui du contrat Petites villes de demain (PVD) et la démarche Site patrimonial remarquable (SPR) pour la protection de son patrimoine, la municipalité bénéficie d’un soutien cousu main pour redynamiser le cœur de ville. « L’idée n’est pas de travailler seul. Nous sommes entourés d’experts et accompagnés d’un tissu partenarial avec l’État, l’EPF, la communauté de communes Bugey-Sud et tous ceux qui nous entourent », a ajouté le maire aux côtés de Richard Bénistant, adjoint en charge des finances, et de Marie-Hélène Deschamps, adjointe en charge de l’urbanisme et du commerce.
Belley a postulé au fond friche de l’État et elle a bénéficié d’une aide de 500 000 € pour la réhabilitation du site Le Tanneur, situé avenue Charles de Gaulle, à l’entrée de ville. Entre le rachat et les travaux de démolition, l’opération s’élève à 1,2 M€. L’occasion pour Gérard Branchy et Pierre Morrier, respectivement président et directeur de l’EPF, de préciser que la dépollution du site était prise en charge par Le Tanneur.
« C’est notre mission d’accompagner les collectivités et les territoires dans tous leurs projets et nous sommes heureux de vous accompagner sur cette opération. Cette friche est un enjeu social, de surface et de territoire puisque nous reconstruisons de l’activité pour accompagner la vie du citoyen », a résumé Gérard Branchy. De son côté, Yannick Scalzotto, sous-préfet de Belley, a évoqué les enjeux et les objectifs croisés du fond friche mis en place, par le gouvernement, dans le cadre du plan de relance.
Vers un quartier d’affaires ?
L’appel à projets sera lancé fin du premier trimestre 2023. « Il pourrait y avoir plusieurs investisseurs, l’objectif étant de choisir le meilleur projet pour Belley et Bugey-Sud », a annoncé Dimitri Lahuerta. Un projet qui s’orienterait vers une mixité d’activités, « sur un quartier d’affaires avec de l’artisanat et du tertiaire en tenant compte de toutes les contraintes du site. Il n’y aura ni logements ni zone commerciale », a affirmé le maire. La consultation passée, les travaux pourraient démarrer début 2024.
Histoire mémorielle
Un espace devrait être dédié à l’histoire du maroquinier par le biais d’archives, notamment photographiques.
Reconversion
L’appel à projets sera lancé fin du premier trimestre 2023. Après consultation, le projet pourrait démarrer début 2024.
Désamiantage
À la suite de la consultation lancée par l’EPF de l’Ain, les travaux de désamiantage et de la gestion du plomb ont démarré.
Les autres friches


Carole Muet









0 commentaires