En Haute-Savoie, la jeune marque de tee-shirts en lin bio prône une économie locale et durable et prévoit de lever des fonds pour accélérer son développement.
Après treize années passées dans des multinationales du secteur de l’habillement (Adidas et Decathlon, notamment) comme responsable marketing et commercial, Laurent Gallo (en photo) s’installe à Grésy‑sur‑Aix, où il lance, en 2021, sa propre marque de tee‑shirts écoconçus. Le nom ? PangoLin… Il fallait oser (en fait, c’est aussi l’anagramme de galopin, surnom donné à sa fratrie). La raison d’être ? Produire et consommer local, dans une logique d’économie circulaire, comme l’indique le nom officiel de l’entreprise : Empreinte locale.
Du lin cultivé et transformé en France
Alors, le trentenaire jette son dévolu sur le lin bio cultivé en France (notre pays est le premier producteur mondial, mais 95 % sont exportés en Asie) : « Cette fibre naturelle “zéro déchet” et biodégradable est connue pour ses qualités thermorégulatrices et hypoallergéniques. »
Les produits, tricotés, sont fabriqués entre la Normandie et Troyes, et certifiés Origine France garantie (OFG).
Depuis sa création, PangoLin – qui compte deux salariés dans ses bureaux, à Seynod (74) – a vendu 3 500 tee‑shirts sur son site marchand, les places de marché Greenweez et Le Prêt-à-Français, et via un réseau de quinze magasins spécialisés sport ou “made in France” en Pays de Savoie et dans la région parisienne. En 2022, la collection s’est étoffée de pulls mi-saison, robes et bermudas. « Des produits intemporels, pour éviter la surconsommation », précise le dirigeant.
Levée de fonds
Pour se développer, Empreinte locale veut lever des fonds, fin 2023-début 2024, à hauteur de 333 000 € (le 3 est le chiffre porte‑bonheur du créateur).
« Nous voulons accélérer la production, étendre notre maillage dans l’Hexagone et aux pays européens limitrophes, et communiquer », confirme Laurent Gallot, qui est associé à Julien Pollet-Villard.
En 2022, la startup a généré un chiffre d’affaires de 150 000 € et devrait le doubler cette année. Elle entend également fabriquer des vêtements, cette fois-ci, à base de chanvre.
Patricia Rey








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