MakeMyMask, la marque haut-savoyarde de soins capillaires végétaux et naturels, booste son développement en France et vise le marché européen. À grand renfort d’innovations.
Depuis sa création en 2021, MakeMyMask affiche ses ambitions. Après avoir levé un million d’euros début 2023 auprès d’investisseurs privés français et suisses et de Bpifrance (prêts d’amorçage et innovation à hauteur de 330 000 €), la marque a étoffé sa gamme. Aux shampoings et baumes d’origine, s’ajoutent gel coiffant, spray anti-UV, mousse capillaire, soit 17 références au total. « Pour pouvoir être distribuées en magasin, nous avons aussi simplifié nos produits, présentés en sachet à réhydrater avec de l’eau », souligne sa fondatrice Julie Pernet, désormais associée à 60/40 à Camille Lacroix, ancienne directrice financière de Revlon Europe.

Se positionner en marque experte
Les produits sont élaborés en interne par Julie, docteure en pharmacie, et fabriqués principalement en Haute-Savoie, à Viuz-en-Sallaz pour les poudres et à Cluses pour les liquides (complété par un autre site en Haute-Saône). « Des études cliniques ont été réalisées car nous voulons nous positionner en marque experte », poursuit-elle. Les emballages en carton (les contenants en verre sont rechargeables et recyclables) et l’identité visuelle de la marque ont été également repensés pour gagner en visibilité.
Présente dans 80 points de vente – pharmacies, salons de coiffure et places de marché (Nocibé, La Belle Boucle, Jolimoi, Amazon…) – et sur son site marchand, MakeMyMask, qui emploie six salariés dans ses nouveaux bureaux à Annecy (siège à Megève), réalise un chiffre d’affaires de 400 000 € et vise le million fin 2023. Une croissance attendue grâce à la création d’une filiale en Suisse (à Genève), pour investir le marché européen, et au lancement de produits innovants, parmi lesquels un masque anti-âge commercialisé en octobre, ayant nécessité un an de développement. « Des colorations végétales verront aussi le jour début 2024 », se félicite Julie Pernet, qui planche sur des formules liquides, alors que celles existantes sur le marché sont en poudre.
Patricia Rey









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