L’événement s’est penché sur la question des déplacements des artisans et l’intérêt pour ceux-ci de se tourner vers les véhicules électriques.
Des véhicules électriques aux panneaux photovoltaïques, tout était réuni, le 12 octobre, à l’occasion du forum de la mobilité de la CMA (Chambre des métiers de l’artisanat), pour accompagner les entrepreneurs vers la transition écologique. Décliné à Bourg-en-Bresse, l’événement accueillait également La poste, présente pour montrer l’exemple, notamment sur le dernier kilomètre.
Un surcoût conséquent
« Nous avons voulu mobiliser autour de ce sujet pour affirmer la volonté de la chambre d’accompagner les entreprises sur leur choix. En milieu rural, il n’est jamais évident de décider quel véhicule est adapté, selon les distances, selon le poids, selon le volume, etc. », explique Pierre Girod, président de la CMA de l’Ain. En effet, si les entreprises ne sont pas encore pleinement concernées par les ZFE (zone à faibles émissions), cela ne tardera plus avec les couronnes lyonnaise et genevoise. « Les artisans s’interrogent et se demandent s’ils pourront toujours aller travailler sur ces secteurs avec leurs véhicules. C’est un réel enjeu. »
Malgré différentes aides des métropoles, de certaines communes et de différents organismes, l’investissement représente toujours une charge importante pour les sociétés. « Ce sont des dépenses lourdes. Il faut compter en moyenne un surcoût de 8 000 à 12 000 euros pour un véhicule électrique », précise le président de la chambre. L’offre, quant à elle, doit encore évoluer. Si elle est conséquente en véhicules légers, elle reste encore à définir et inventer pour les véhicules mi-lourds et lourds. « Pour un artisan avec de fortes charges, qui travaille tous les jours sur un territoire comme le pays de Gex, un modèle électrique ne sera pas adapté. De même pour un boulanger réalisant ses tournées à la montagne et dans le froid… Cela concerne une grosse partie de nos artisans. De plus, la charge utile n’est pas forcément encore bonne par rapport aux motorisations traditionnelles. En revanche, celui dont le secteur de travail est principalement sur Bourg ou sa couronne réalise un bon investissement. Il aura une autonomie de deux ou trois jours et n’a pas de question à se poser. Ceux-là, nous les aidons à franchir le cap car c’est un projet réaliste et intelligent. »
Joséphine Jossermoz








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