Comme chaque année, la CGT transport Alpes a réuni les délégués syndicaux des domaines skiables français à Chambéry les 11 et 12 janvier pour un temps de formation et d’échanges. L’occasion de faire un tour d’horizon du début de saison.
Concernant les négociations salariales, une majorité de délégués déclarait avoir obtenu 4,5 % d’augmentation, voire 5 à 5,5 % ou des primes. En revanche, ils faisaient remarquer que ces augmentations sont loin de compenser le coût de la vie en station – amplifié par l’inflation – et notamment la cherté du logement.
« Certaines stations, comme La Plagne, indique Antoine Fatiga, responsable CGT transport Alpes, qui emploie 700 salariés, ne leur propose que 27 logements saisonniers ! » En Maurienne, ces logements vont désormais aux travailleurs du Lyon-Turin…
Par ailleurs, si les délégués font le constat d’une forte fréquentation dans les stations d’altitude, ils dénoncent aussi une rationalisation du personnel qui a pu engendrer de longues files d’attente aux caisses ou aux remontées mécaniques.
« Des employeurs ont décalé l’ouverture des stations, note Antoine Fatiga, ou n’ont carrément pas embauché leur personnel par manque de neige. » Ce fut par exemple le cas de stations comme Sixt ou Morillon. Enfin, tout le monde pointe un fort taux d’accidentologie.








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