Le salon Solucir prend ses quartiers à Chambéry, les 28 et 29 mai, sur le site de Rubanox. Un concentré de solutions en faveur d’une économie circulaire duplicable en Savoie Mont-Blanc.
Solucir, le salon de l’économie circulaire en Savoie et Haute-Savoie, porte le même nom que l’association organisatrice, créée en 2020. Cette dernière a pris le relais d’un collectif d’acteurs locaux, constitué de collectivités et d’entreprises engagées, depuis 2015, dans la promotion des modèles économiques circulaires.
C’est en 2017 que le public découvre le premier salon Solucir. La troisième édition se tiendra à Chambéry, salle Rubanox, les 28 et 29 mai. « Notre mission principale consiste à attirer un maximum d’entreprises du territoire vers l’économie circulaire. Nous avons encore du chemin à parcourir car le système reste globalement très linéaire », explique Audrey Arnaud, coordinatrice de l’association Solucir.
Pour atteindre ses objectifs, la structure compte quatre salariés (3,3 ETP) et bénéficie d’un budget entre 300 000 € et 450 000 €. Son financement est pris en charge à 50 % par les collectivités porteuses : Grand Annecy, Grand Chambéry, Grand Lac, Rumilly Terre de Savoie, Chambéry Grand Lac Économie et Savoie Déchets. Le reste des recettes provient des adhésions (30 %), des partenaires privés (15 % ) et d’autofinancement (5 %).
« Jusqu’à 800 000 nouveaux emplois en France »
« Nos actions s’articulent autour de trois grands axes », détaille Audrey Arnaud : « identifier les porteurs de projet et soutenir leurs innovations ; démocratiser ces modèles économiques grâce à nos actions – parmi celles-ci, le salon Solucir est l’événement phare – ; et enfin, œuvrer à l’émergence de filières circulaires, à l’instar de notre groupe de travail sur le réemploi dans le BTP, qui réunit 25 entreprises. »
L’économie circulaire est loin de se réduire à la seule gestion des déchets et au réemploi des matériaux. Des cabinets de conseil et des prestataires de services, pourvoyeurs de biens immatériels, se reconnaissent dans le réseau Solucir.
« L’économie circulaire est beaucoup plus puissante qu’on ne le pense. Un créateur de sites internet, par exemple, peut se spécialiser dans l’écoconception, avec des sites web hébergés localement, plus légers, prônant la sobriété éditoriale et graphique », illustre Audrey Arnaud.
Autre champ d’application de l’économie circulaire : le recrutement. « De nombreux candidats sont en quête d’un travail de proximité qui fasse sens », témoigne la coordinatrice, notant aussi que « selon l’Ademe, l’économie circulaire, en amenant de la réparabilité et de la production locale, pourrait générer jusqu’à 800 000 nouveaux emplois en France ; des postes non délocalisables ».
Réussir son parcours SoluCir
La 3e édition du salon de l’économie circulaire, Solucir, se tiendra les 28 et 29 mai à Chambéry, sur le site de Rubanox. Une centaine d’exposants, cinq conférences et vingt ateliers sont au programme.
À cela s’ajoutent cinq parcours thématiques pour que chaque visiteur trouve une réponse ciblée à ses besoins ou ses objectifs : agroalimentaire, outdoor, BTP, industrie et collectivités.
Un temps sera aussi consacré à l’emploi. Comment optimiser cet agenda ? Audrey Arnaud, coordinatrice Solucir, suggère l’anticipation : « Idéalement, il faut préparer sa venue sur le salon, en consultant attentivement le programme sur notre site Solucir.org, pour flécher en amont les temps à privilégier selon ses besoins, ou encore les exposants à rencontrer absolument. Et surtout, il me semble important de ne pas manquer l’apéro de réseautage : ce moment convivial autour de produits locaux permet de conclure des connexions spontanées. »








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