Ain : une confrérie pour défendre bec et ongles la volaille de Bresse

par | 12 Juin 2024

Issus du monde culinaire, politique, artistique, sportif et simples consommateurs, les Poulardiers soutiennent la belle poule du terroir bressan.

Vendredi 7 juin, c’était le temps des retrouvailles pour un moment festif et gastronomique chez le triple chef étoilé Georges Blanc, à l’occasion du 126e chapitre de Printemps de la Confrérie des Poulardiers de Bresse qui s’est tenu à Vonnas, au château d’Épeyssoles.

« Mais ne l’oublions pas, si nous sommes là, c’est pour célébrer la volaille de Bresse et mettre en valeur le savoir-faire des éleveuses et des éleveurs, rappelait le président Rémi Gauthier aux convives et futurs intronisés. Plus que jamais, notre rôle d’ambassadeurs et notre engagement doivent être au cœur de nos actions. Chaque jour, nous sommes les témoins de certaines dérives du secteur de l’agroalimentaire qui propose des volailles qui n’ont ni le temps, ni la possibilité de grandir et grossir dans des conditions normales. »

Des volailles nourries aux OGM (organismes génétiquement modifiés) et qui ne voient jamais la lumière du jour. Et que dire « de ces autres volatiles qui, à peine étiquetées, débarquent de pays lointains pour envahir les restaurants collectifs. Notre volaille, copiée mais jamais égalée, est menacée. Je fais appel à votre vigilance en rappelant que son cahier des charges, mis au point en 1957, est unique, sévère et contraignant », ajoutait-il.

Une volaille en pleine santé, qui fait toute la différence… « Celle du palais, celle des papilles, celle de la sécurité alimentaire, en premier lieu, et celle de la traçabilité. Alors, de grâce, préférez la qualité en choisissant un poulet qui soit de Bresse », insistait Rémi Gauthier. La confrérie s’associe aux Glorieuses de Bresse en octroyant une dotation de 2 000 € répartie sur les différents concours qui récompensent le savoir-faire des éleveurs.

Avec plus de 4 000 intronisés de la Belle Poule, en France et à l’étranger, le “cheptel” comprend des personnalités du monde culinaire, politique, artistique, sportif et simples consommateurs. Ambassadeurs de la célèbre production du terroir bressan, ils se sont engagés à soutenir les agriculteurs et les éleveurs.

Patrimoine culturel

Née le 16 décembre 1962, à l’initiative du sénateur maire de Louhans, Henri Varlot, avec l’appui de Michel Ducrot, la confrérie n’a de cesse de défendre et faire respecter la volaille de Bresse, seule AOP au monde. « C’est de la pédagogie, mais elle est plus que nécessaire », reconnaît Rémi Gauthier.

Au cours la soirée, il saluait le travail d’une équipe de passionnés qui vient de déposer un dossier au ministère de la Culture afin que la volaille de Bresse soit reconnue au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. « Un labeur de trois années de recherches, de rencontres et de rédaction, soulignait le président. Nous croisons les doigts pour que le dossier passe le palier national. »

Une belle promotion de chevaliers

En ce chapitre de Printemps, la confrérie a étoffé son “cheptel” avec des intronisés de choix. Dans cette belle promotion de nouveaux chevaliers de la Belle Poule de Bresse figurent les chefs Gilles Reinhardt (restaurant Paul Bocuse), Christophe Raoux (restaurant Paul Bocuse) et Pierre Orsi (restaurant éponyme et ancien apprenti de Paul Bocuse). Tous trois sont auréolés du titre de Meilleur ouvrier de France.

Figurent également le président national du Medef Patrick Martin, Christian Prouteau, Jean-Pierre Parizon, Guillaume Gauthier, Fabienne Lodde-Bernard, Alexandre de Franceschi, le sénateur Patrick Chaize, Bastien Brunis, Stéphane Poyac, Jérôme Pépin, David Plet, Pierre Couturier (maison Bobosse). Tous ont prêté serment «à la gloire de la volaille et du bien manger. La volaille des rois la première au monde à être protégée par la loi et qui se promène en toute liberté ».


Carole Muet

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