Hôtellerie-restauration : le Salon alpin, précieux rendez-vous d’affaires

par | 15 Nov 2024

À la Halle olympique d’Albertville, 210 fournisseurs de la restauration, de l’hôtellerie et de l’aménagement ont présenté leurs nouveautés. L’occasion pour les 12 000 professionnels attendus de faire le plein avant la saison d’hiver.

« Comme toujours, ce salon professionnel de l’hôtellerie et des métiers de bouche affiche complet », annonce, tout sourire, Stéphane Fages, directeur de Savoiexpo. Cette année, quelque 12 000 visiteurs étaient attendus, après un excellent cru 2023 qui avait enregistré une fréquentation record avec 14 000 entrées sur quatre jours.

En ce lundi 11 novembre, premier jour de salon, pourtant férié, les allées étaient noires de monde. « C’est un vrai salon business, et pas un salon vitrine ! Les professionnels – à 80 % des restaurateurs et hôteliers de stations, dont les leaders du marché – viennent passer commande avant le début de saison », pointe le responsable, qui ne manque d’ailleurs pas de rappeler son slogan : « Le sommet des affaires au pied des stations ». Et à chaque édition, son lot de nouveautés, avec environ 20 % de nouveaux produits et d’exposants.

Pour ce 18e rendez-vous, l’organisateur a signé un partenariat avec le Club Chic, association lyonnaise regroupant sur sa plateforme une centaine d’architectes, décorateurs et agenceurs, représentant tous les savoir-faire en Auvergne-Rhône-Alpes. « À l’occasion de cette première collaboration, nous avons voulu créer cinq espaces hybrides (chambre, terrasse avec cuisine dedans-dehors, multisport avec bar central et conciergerie…) pour montrer les évolutions dans l’hôtellerie-restauration à horizon 2030 », explique son président, Philippe Jarniat, qui espère séduire restaurateurs et hôteliers implantés en station.

« Nous sommes agréablement surpris car cet événement est très qualitatif, avec une offre diversifiée attirant beaucoup de monde », confirme Grégory Laurent, membre du bureau et aussi président régional des Entreprises du patrimoine vivant (EPV). Preuve aussi de la notoriété du salon, le job dating organisé sur une matinée a réuni 40 entreprises avec 150 postes à pourvoir.

Focus entreprises

Maison M : La montagne en flacon

C’est à Valmorel, et dorénavant dans sa ferme, aux Avanchers, que la société Maison M élabore ses spiritueux de montagne (apéritifs et digestifs) et ses infusions, à partir des plantes d’altitude. Le couple Roxane Mengoli (photo)et Philippe Bodon – aidés de leur cueilleuse – assure l’intégralité de la fabrication : depuis la cueillette sauvage des plantes, fleurs et fruits (cinq tonnes, soit 95 % de leur production) jusqu’à la livraison, en passant par la distillation et la mise en bouteille. Si le produit le plus vendu est le génépi noir, les eaux-de-vie (génépi, gentiane, sapinette…) et les eaux-de-vie de vin plaisent.

Les deux gammes (20 références) sont vendues en direct par Maison M et via sa boutique, mais aussi par des agents multicartes, en France, aux restaurants, cavistes et épiceries fines. Soit 200 clients (50 % de professionnels et 50 % de boutiques).

L’artisan distillateur veut que ses spiritueux soient haut de gamme et modernes, « pour redorer l’image surannée des alcools de plantes », sourit Roxane Mengoli, qui travaille avec un verrier, en Alsace, pour le flaconnage. Maison M, qui produit 20 000 bouteilles par an et génère 500 000 € de chiffre d’affaires avec cinq salariés, projette d’ouvrir la distillerie au public, de créer un jardin botanique et de prospecter à l’export (dont le Japon)

Spur : étendre l’offre de jus

Le fabricant haut-savoyard de jus de fruits et smoothies frais Spur, qui travaille essentiellement avec les cafés, hôtels et restaurants (CHR) de luxe, élargit son offre. Trois nouveaux jus de pomme sont désormais commercialisés, en partenariat avec l’école Iseta de Poisy (74), qui possède son propre verger et réalise la pression. Tout est produit sur site (600 m2), à Douvaine, où la marque transforme les 500 à 600 tonnes d’agrumes achetées chaque année, avant de les mettre en bouteille.

Avec la crise sanitaire et le télétravail, Spur a dû se réinventer et investir dans un procédé de pascalisation pour augmenter la date limite de consommation (DLC) de ses produits à six mois, contre 21 jours auparavant. « Cela nous permet d’expédier plus loin et d’étendre notre zone de chalandise à toute la France », pointe son PDG, Jacques Di Cursi (photo). Les contenants (en format 25 cl, 1 et 3 litres) sont dorénavant en rPET.

Enfin, l’entreprise finalise un accord de distribution avec deux autres fabricants français de jus bio, Vitamont et Unaju, afin d’apporter une offre complète à ses 350 clients. La société de 10 salariés, qui réalise un chiffre d’affaires en hausse de 20 %, à 2 M€ (mais 2,8 M€ avant covid), en France et surtout en Suisse (80 % des ventes), espère ainsi doper son activité.

Maison Guss : des biscuits au goût vrai

Installée à Tresserve (73), dans les locaux du Pain savoyard, Maison Guss élabore et commercialise des biscuits sucrés et salés, réalisés à 85 % à partir de matières premières locales (farine, œufs, beurre…), jusqu’au carton pour le conditionnement, fabriqué à La Rochette. Une gamme de 30 références – dont le fameux petit beurre, son produit phare, rehaussé en goût et décliné version caramel et chocolat – que son dirigeant fondateur, Jérémie Coltier (photo), entend vendre « à des prix cohérents, en lien avec nos produits que nous voulons bons et de qualité ».

Commercialisés depuis juillet (à raison de 400 kg fabriqués par jour), les biscuits sont distribués, pour l’heure, dans une trentaine de magasins, en GMS et dans des boutiques de produits locaux en Pays de Savoie.

Lauréate 2023 du réseau Entreprendre Savoie, Maison Guss (quatre salariés) cherche à gagner en notoriété, d’où sa présence sur le salon – « où nous avons été déjà approchés par plusieurs commerçants », se réjouit le dirigeant. La TPE, qui travaille aussi à façon pour d’autres marques, prévoit, en année 1, de générer 300 000 € de revenus pour atteindre le million d’ici trois ans. Jérémie Coltier s’est aussi fixé comme objectif de devenir propriétaire de ses propres locaux, à Bourdeau.

Bonneval Waters : Joséphine, la nouvelle eau qui pétille

Jusqu’alors connue pour ses eaux plates et gazeuses, Bonneval Waters connaît de nouveaux développements. Elle a lancé, en mars, trois nouvelles eaux pétillantes aux extraits botaniques et de fruits sous sa marque Joséphine, pour s’imposer sur ce marché hyperconcurrenciel.

Disponibles en format 33 cl (en verre pour la restauration et en aluminium pour la vente à emporter), « ces eaux sont zéro sucre et zéro calorie », vante Jérémy Chabannes, le directeur commercial de Bonneval Waters, qui chapeaute les trois marques du groupe (Bonneval, Roche Claire, Joséphine), labellisé récemment “Ma région, ses terroirs”.

Depuis début 2024, l’entreprise savoyarde (CA 2024 supérieur à 3 M€, 42 salariés à Séez), cofondée par David Merle et Jean Moueix, renforce sa distribution. « On trouve désormais l’eau de Bonneval sur les grandes tables de Savoie en format verre, et dans les rayons des grandes enseignes en plastique recyclé », relève son directeur général, David Merle. La marque se développe aujourd’hui dans toute la région, au-delà des Pays de Savoie jusqu’à Lyon.

Maison Orcet : remettre le Bricelet au goût du jour

La biscuiterie artisanale Maison Orcet, qui fabrique aussi chocolats, confitures, tisanes et thés bio, s’est mis en tête de faire du bricelet – biscuit emblématique des Savoie – son fer de lance. D’autant qu’elle est la seule autorisée à le fabriquer. « Tous nos bricelets sont élaborés à partir de la recette de ma grand-mère, datant de 1920 », assure son PDG, Olivier Orcet (photo), dont la société a été fondée il y a vingt‑cinq ans.

Pour ce faire, la PME (20 salariés) ouvrira, le 25 novembre, sur son site à Saint-Alban-Leysse, une nouvelle unité de production dédiée à cette petite gaufre fine qui se déguste aussi bien salée que sucrée et se décline en une quinzaine de parfums. Le dernier en date : le bricelet spécial raclette.

Ces produits, comme les 50 autres références, sont vendus principalement dans les grandes surfaces indépendantes (type Carrefour Market…), les magasins de produits régionaux, les épiceries fines ainsi que les fromageries. « Nous comptons 500 points de vente en Aura », précise Olivier Orcet. La marque est également présente au Lafayette Gourmet et à La Grande Épicerie de Paris, où le biscuitier organisera une animation-dégustation, les 10 et 11 décembre, avant les fêtes de Noël.


Patricia Rey
Photo Une :Salon Alpin à la Halle d’Albertville – crédit Defours Com

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez également :

MyLodge met l’autoconstruction à la portée de tous

Un marteau, un maillet, une visseuse et quelques copains. Voilà la liste complète de ce qu’il faut pour transformer les kits de Mylodge en extension, studio de jardin ou maison individuelle. « Notre système constructif bois permet de réaliser rapidement et de façon...

LIRE LA SUITE

Publicité

PUBLIEZ VOTRE ANNONCE LÉGALE EN LIGNE

Devis immédiat 24h/24
Attestation parution par mail
Paiement CB sécurisé

ANNONCES LÉGALES WEB

Consultez les annonces légales publiées sur notre site habilitées par la Préfecture >>

VENTES AUX ENCHÈRES

Consultez nos ventes aux enchères immobilières >>

publicité

abonnement

TESTEZ-NOUS !

10.90€ / mois
Paiement CB sécurisé
Déblocage immédiat
Tous les contenus premium
Résiliable gratuitement à tout moment

publicité

ARTICLES LES + LUS