À peine lancé, le nouveau réseau compte déjà une centaine d’adhérents, dont 16 majors cocréatrices de l’association.
Lancé le 16 octobre à Ambronay, le Collectif des entreprises de la Plaine de l’Ain (CEPA) compte déjà plus d’une centaine de membres, alors même que l’animatrice du réseau, Maud Tissot, n’était pas encore recrutée. Celle-ci prend à peine ses fonctions, qui consistent en la gestion de l’appli et des réseaux sociaux du CEPA, la gestion des adhérents, l’organisation d’événements.
« Nous n’avons pas opté pour un pur profil commercial car l’association se développe bien. De plus, les élus locaux sont partis pour organiser des réunions publiques afin de faire connaître le collectif », décrivent ses cofondateurs, Florian Arot et Mounir El Mahi, deux entrepreneurs locaux.
Et ceux-ci de revenir sur la genèse du projet : « L’idée est partie d’une discussion avec les élus, notamment Daniel Fabre, le maire d’Ambérieu-en-Bugey, qui regrettaient l’absence, sur le territoire de la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain, d’un groupement d’entreprises à l’image de Mécabourg sur le bassin de Bourg-en-Bresse ou des Acteurs économiques de la Plastics Vallée sur celui d’Oyonnax. Ils ont envie de faire des choses mais il leur manque des retours de terrain. D’où la volonté de construire ce collectif pour travailler ensemble. Afin de concrétiser le projet, nous nous sommes d’abord rapprochés des majors comme Roset, Verallia, Le Présentoir Seiller, etc. Elles sont 16, au total, cocréatrices du collectif. Pour elles, c’est un moyen de se réancrer au territoire. Enfin, nous avons présenté le projet à la communauté de communes qui nous a accordé des financements pour trois ans, en fonctionnement et en investissement. Et nous avons par ailleurs noué un partenariat avec EDF et le Crédit Agricole Centre-Est. »
Une appli dédiée
Ces financements servent notamment au lancement d’une appli dédiée, avec un volet sur l’actualité du territoire, un volet affaires – qui permettra aux adhérents de faire connaître leurs offres ou encore, pourquoi pas, de chasser en meute sur les salons à l’étranger – et un volet réseau, lui-même divisé en trois parties. La première est un club RH dont France Travail est partenaire. La deuxième, intitulée “club passions”, doit permettre aux chefs d’entreprise de passer du temps entre eux.
« Sur l’appli, les adhérents remplissent une fiche où ils renseignent leur métier et leurs savoir-faire, qu’ils peuvent illustrer en photos. Cela pourra servir d’annuaire et d’outil de mise en relation. Mais, ils sont aussi invités à préciser leurs centres d’intérêt pour permettre ces rencontres. » La troisième est un espace réservé aux élus. Ces derniers pourront créer des groupes de discussions, tandis que les entreprises du réseau pourront leur adresser leurs questions directement.
Enfin, l’appli donne accès à un comité d’entreprise où l’on retrouve toutes les offres nationales, en attendant d’y intégrer des offres locales. « Plus on représente de monde, plus on peut bénéficier d’avantages gratuitement », observe Florian Arot. Les salariés des entreprises adhérentes et des collectivités locales auront donc leur propre accès sur l’appli.
Le collectif est ouvert à toutes les entreprises enregistrées sur le territoire de la Communauté de communes, leur Siret faisant foi. « De l’agriculteur du coin aux gros industriels, en passant par les commerçants, artisans, PME, etc., tout le monde est bienvenu », soulignent les cofondateurs. Cela correspond à l’envie des majors de s’ancrer au territoire et même d’y concentrer, autant que possible, leurs achats. C’est même tout l’intérêt de l’appli. « Si un besoin peut être satisfait localement, il serait dommage de passer à côté », concluent Florian Arot et Mounir El Mahi.
Sébastien Jacquart









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