Ain : l’ADEA s’empare de l’intelligence artificielle

par | 12 Fév 2025

L’établissement de formation fait expérimenter l’intelligence artificielle à ses formateurs comme à ses étudiants. Il a même développé un module dédié.

« Depuis 1999, l’ADEA accompagne ses stagiaires dans la découverte des nouvelles technologies. Avec l’avènement de Google, nous avons vu de nouvelles méthodes de recherche. Avec Wikipédia, nous avons engagé une réflexion sur le savoir collaboratif, puis avec les smartphones et tablettes sur leur intégration à nos pratiques », a rappelé Kévin Rémy, responsable des équipes pédagogiques et du développement des cursus, lors de l’assemblée générale, le 30 janvier, de ce centre de formation spécialisé dans le travail social et la médiation numérique.

Aujourd’hui, l’établissement intègre à ses parcours, l’intelligence artificielle, l’IA. « L’objectif est de donner du sens à ce nouvel outil », a ajouté Kévin Rémy. « Personnels, formateurs ou stagiaires, on expérimente, puis on mutualise nos expériences pour voir comment cela peut faire évoluer nos pratiques, a complété Stéphane Leprince, responsable du service usages et médiation numérique. C’est un moyen de nourrir des pistes de réflexion. L’IA vient bousculer des tâches quotidiennes, parfois fastidieuses et répétitives, ce qui va faire gagner du temps. »

Et de citer la préparation des cours ou encore, l’évaluation des stagiaires. « Nous avons aussi à aborder des sujets d’éducation au média, à travailler sur ses biais possibles, notamment culturels, selon que l’IA vient des États-Unis ou de Chine. Il s’agit aussi d’en comprendre les limites. »

Cette approche a déjà permis à l’ADEA d’établir une fiche de formation sur le décryptage de l’intelligence artificielle. De plus, ces expérimentations doivent servir au développement d’un module de e-learning, tandis que les stagiaires sont déjà invités à utiliser l’IA plutôt que des traitements de texte classiques.

« Ce qui nous intéresse, c’est de voir comment nous pouvons les accompagner dans cet usage, les aider à personnaliser l’outil et les former à une utilisation responsable. Il faut notamment s’habituer à citer ses sources et préciser à quelle date on a employé l’IA. Car l’évolution est très rapide », a encore exposé Stéphane Leprince.

Non seulement l’IA ne nécessite aucune compétence informatique, observent les deux responsables, mais elle peut même guider dans l’utilisation des autres logiciels. De quoi remettre en question le travail des accompagnateurs numériques.


Sébastien Jacquart

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