L’échec n’est pas une fin, mais un nouveau départ. L’association 60 000 Rebonds accompagne les chefs d’entreprise dans leur reconstruction personnelle et professionnelle.
« Il existe un sentiment de malaise au moment de la perte de son entreprise. L’échec est mal vu au sein de notre société et l’entrepreneur a tendance à se renfermer sur lui-même par honte. Notre rôle est de changer cette vision en accueillant ces individus », témoigne Didier Grandpierre, responsable de l’antenne aindinoise de 60 000 Rebonds.
Fraîchement débarquée à Bourg-en-Bresse, l’association – que nous avions invitée pour un Brunch Eco en juin 2023 à Oyonnax – veut « changer le regard sur l’échec » et « avancer sur ce sujet ». Elle propose à des chefs d’entreprise qui ont vécu une cessation d’activité de rebondir. Le projet a été impulsé par le président régional Fabien Mauduy, lui-même aindinois.
« Au cœur de la région, nous voulons constituer un maillage pour permettre aux entrepreneurs de pouvoir être le plus facilement et rapidement possible en contact avec une antenne de 60 000 Rebonds », détaille Didier Grandpierre. À travers un accompagnement personnel d’une durée maximum de deux ans, l’objectif est d’offrir des opportunités professionnelles en fin de processus. Mission réussie : en 2024, 88 % des adhérents ont su rebondir (salariat ou entrepreneuriat).
Besoin de bénévoles
Contrairement aux États-Unis, entreprendre et échouer ne vont pas de pair chez nous. « Perdre son travail et son entreprise a un réel impact sur la vie privée des dirigeants », confie le responsable de l’Ain. 60 000 Rebonds met à disposition des professionnels du coaching et chaque membre est parrainé par un bénévole. Comme ces derniers ne sont pas psychologues, un soutien mental complémentaire est possible.
« Au départ, le coach prend la main pour reconstruire la vie personnelle de l’entrepreneur. Ensuite, le parrain intervient pour l’aider à se relever professionnellement », précise-t-il. Des ateliers collectifs sont aussi organisés, une fois par mois, pour « provoquer des déclics ». L’association compte actuellement neuf bénévoles. Pour continuer à se développer, elle est à la recherche de nouveaux parrains et coachs spécialisés.
Le grand défi de l’équipe est de se faire connaître : « Notre difficulté est la communication auprès de ses possibles chefs d’entreprise en perdition après leur échec ». De nouvelles antennes aindinoises sont envisagées dans un futur proche, synonyme du développement de l’association.
Thibault Jeanpierre









Bonjour,j’ai vraiment besoin de vôtre aide cordialement.