Le CJD de l’Ain s’est retrouvé à l’École de gestion et de commerce de Bourg, pour conseiller les élèves à la manière d’un jury.
Cette étudiante a abrégé son nom de famille pour créer l’enseigne Chez Thev, “Pause douceur et plaisir infusé” : un salon de thé – et rien que de thé car la jeune femme n’aime pas le café – à l’ambiance épurée, rose et apaisante. Celui-là rêve de monter un complexe sportif dédié au basket, Hoop & Chill, un lieu où se rendre en famille ou entre amis, avec bar, restaurant, boutique, salle de projection et terrains de jeu.
Cette autre, passionnée de travaux manuels, veut lancer une boutique en ligne de vêtements sur mesure, accessibles, avant peut-être d’ouvrir un atelier voire une boutique physique. Les deux derniers, enfin, cultivent le désir de s’associer autour d’un club de plage près de l’Espagne. Ils ont bâti leur concept à partir d’un produit de restauration simple : la tortilla. « La journée type : resto, beach club, resto et club jusqu’à 2 heures du matin », décrivent-ils.
Pousser la réflexion
Tous sont élèves de 2e année de l’École de gestion et de commerce, EGC Centrest, de Bourg-en-Bresse. Et ils avaient été invités par leur direction, à présenter leur projet devant les membres du Centre des jeunes dirigeants (CJD) de l’Ain, réunis au sein de l’établissement pour leur plénière du 17 mars, mois de la jeunesse. Un peu à la manière de l’émission de M6 “Qui veut être mon associé ? ”, ce jury a bombardé les étudiants de questions, pour voir jusqu’à quel point leur concept était abouti. Et le fait est que certains avaient vraiment poussé le business plan, les différentes déclinaisons ou encore, les étapes de développement. Une réflexion qui va pouvoir se nourrir des conseils des JD.
« Beaucoup de nos jeunes sont en alternance, ce qui est possible dès la deuxième année, a indiqué Florence Barthomeuf, la directrice, dans sa présentation de l’établissement. Créées par les CCI, les EGC leur permettent d’obtenir un bac +3 de responsable en marketing, commercialisation et gestion, le seul à être visé par le ministère de l’Enseignement supérieur. Pour la plupart, nos étudiants poursuivent en master et grandes écoles de management. C’est une belle alternative pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas passer par une prépa. »
Partant du principe que le métier de dirigeant ne s’apprend pas à l’école, le CJD, lui, s’appuie sur plusieurs piliers : la formation (technique, en développement personnel ou en management), des commissions de travail (intelligence collective, start, découverte professionnelle…) et des congrès régionaux ou nationaux. Il compte 6 000 adhérents en France, répartis en 35 sections départementales. « Notre leitmotiv est de placer le business au cœur du vivant, de respecter les personnes et l’environnement », a décrit Didier Aulagnier, président du CJD de l’Ain.
Les prochains rendez-vous du CJD
Le Centre des jeunes dirigeants de l’Ain organise une plénière par mois sur un thème différent. La prochaine, le 29 avril au Tribunal de commerce, portera sur la prévention des difficultés. Celle du 15 mai prendra la forme d’un apéro recrutement chez Marvie Horticulture, à Montagnat. Car le CJD entend augmenter le nombre de ses adhérents.
Cette ambition passe notamment par une communication sur les réseaux, LinkedIn en particulier, où les JD de l’Ain visent 600 abonnés à brève échéance. La prochaine formation, les 10 et 11 avril, traitera de la gestion financière. Quant au prochain congrès régional, il aura lieu à Saint-Étienne le 21 mai, avec Claude Onesta, coach sportif le plus titré de l’histoire du sport français, qui partagera son expertise et ses méthodes pour bâtir une équipe performante, fédérée autour d’une vision, et transformer les défis en opportunités.
Sébastien Jacquart









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