Fermé depuis 2018, le bâtiment des anciens thermes de Salins-Fontaine va être transformé en centre de rééducation sportive et fonctionnelle. Un investissement, au bas mot, de 6 millions d’euros.
Propriétés de la commune de Brides-les-Bains depuis 1955, les anciens thermes de Salins-Fontaine, érigés au XIXe siècle, vont être réhabilités et transformés en centre de rééducation pour les sportifs et athlètes de haut niveau. Depuis sa fermeture en 2018, le bâtiment tombe en décrépitude, mettant à mal l’attractivité de Salins-Fontaine. Un projet qui fait l’objet d’une réflexion poussée depuis plus d’an, avec l’aide de cabinets spécialisés.
« Nous avons pris cette décision en concertation étroite avec la commune de Salins-Fontaine, la communauté de communes Cœur de Tarentaise, l’hôpital public (en l’occurrence le Cham, centre hospitalier d’Albertville-Moûtiers) et l’agence régionale de la santé (ARS) pour répondre à la forte demande sur le territoire, où il existe peu d’infrastructures de ce type hormis le centre d’Hauteville, dans l’Ain », pointe Bruno Pideil, maire de Brides-les-Bains, qui veut en faire un pôle d’excellence, à l’image de celui de Saint-Raphaël (Var).
C’est l’architecte Emmanuel Masson qui s’est vu confier la réhabilitation de l’établissement de 1 700 m2, long de 80 mètres. « Un expert va évaluer l’état du bâtiment, qui a fait l’objet de plusieurs rénovations, les dernières datant des années 60 », précise l’élu.
Un projet pertinent
« Au-delà, ce projet d’envergure s’inscrit en tous points dans la lignée des traitements dans les domaines du sport santé et du bien-être dispensés à Brides », se réjouit-il.
Mais pas seulement. Il permettra aussi à la cité thermale de se diversifier « afin de pallier la baisse des curistes conventionnés (9 200 en 2024 au lieu de 12 500 en 2018) observée dans les deux établissements de Brides et Salins-Fontaine, exploités par la Société des eaux thermales (groupe Lebon), et de retrouver une activité normale ». Le maire met aussi en avant l’offre de soins libres dont pourra bénéficier cette nouvelle clientèle. De plus, en parallèle du centre de rééducation, le nouvel établissement devrait également abriter des cabinets de médecins privés.
Si tous les feux sont au vert – l’ARS a validé la pertinence du projet, mais l’équipe municipale attend d’un jour à l’autre la confirmation officielle –, le centre de rééducation sportive devrait être opérationnel fin 2028, après deux ans de travaux. Avec en ligne de mire les JOP 2030, « même si, se défend l’édile, le projet avait été initié bien avant ».
« Pour autant, admet-il, ces Jeux vont être un véritable booster, puisque Brides devrait accueillir les JO paralympiques, dont le village sera basé à Bozel. »
Construire un modèle économique pérenne
Selon un premier chiffrage, le montant de l’opération devrait atteindre a minima 6 M€. « Si l’hôpital public valide, le loyer versé permettra de financer en grande partie l’investissement à l’échelle de la commune », reconnaît Bruno Pideil, qui compte aussi sur les subventions du Département de la Savoie mais aussi de la Région, de l’État et de l’ARS. Une fois le projet officiellement entériné, la commune se donne six mois « pour être fin prête et définir une feuille de route dès 2026 ».
L’élu ne cache pas voir plus grand, avec notamment la construction de nouveaux logements en lien avec le centre de rééducation sportive et les JO 2030.
« Il est nécessaire de réfléchir à l’après-JO pour travailler sur le long terme. L’objectif est de construire un modèle économique pérenne », conclut Bruno Pideil.
Patricia Rey









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