Lancée en 2025 par l’annécien Stéphane Devulder, cette application gratuite permet via un simple scan d’identifier et de connaître l’origine des produits non alimentaires. Le dirigeant annonce la publication d’une enquête exclusive sur le francolavage.
Redonner du pouvoir au consommateur sur les produits non alimentaires, c’est l’ambition de Stéphane Devulder. Cet entrepreneur haut-savoyard, qui promeut déjà le »made in France » au travers de sa société Little Big Bleu (Sasu, siège à Épagny), a imaginé cette nouvelle application mobile à impact positif, en s’appuyant sur l’intélligence artificielle, les bases de données et les programmes ouverts et collaboratifs (Open Food Facts…).
Disponible depuis l’an dernier sur Google Play et IPhone, Better Things (c’est son nom) veut faciliter l’identification et l’origine réelle des produits.

« L’idée est de rendre la consommation responsable, simple, accessible et transparente », explique Stéphane Devulder.
L’application propose aussi un better score, indicateur basé sur des données publiques (Banque mondiale, Unicef…), pour évaluer la performance écologique et sociale des pays producteurs, ainsi qu’une alerte de francolavage (tromperie sur l’origine française) très appréciée des utilisateurs.
« Il suffit de scanner le code-barres pour accéder aux informations gratuitement », rappelle son président, qui développe cette appli avec Sophia Antipolis (Nice). Et d’ajouter : « Le consommateur a la possibilité d’interpeller directement les marques ». Sur les 80 000 produits non alimentaires identifiés par Better Things, les cosmétiques et les nettoyants ménagers figurent en haut de la liste.
Stéphane Devulder mise sur 10 000 utilisateurs réguliers fin 2026 (3 000 à ce jour). Après avoir financé son développement en fonds propres et en love money à hauteur de 40 000 €, il entend mettre en place un droit de licence sur les better scores – cette fois-ci payant – pour les entreprises intéressées. Better Things, en constante évolution, va intégrer un nouveau module IA pour être encore plus performante.
À trois ans, le dirigeant, membre de la French Tech Annecy, vise un chiffre d’affaires d’1 M€. Il annonce la publication avant l’été d’une enquête exclusive sur le francolavage, avec la Fédération indépendante du « Made in France », pour quantifier ce phénomène.
Patricia Rey









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