Entre ampleur des risques, état des ouvrages et moyens financiers disponibles, le Syndicat mixte de l’Isère et de l’Arc en Combe de Savoie (Sisarc) se heurte à une situation pour le moins inconfortable.
Dans le rapport consacré à sa gestion, la Chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes note des avancées majeures : diagnostic et élaboration d’un plan de prévention du risque inondation (6,7 M€ d’investissement entre 2005 et 2013), restauration de 15 km du lit de l’Isère et sécurisation des digues (32 M€ injectés entre 2014 et 2023).
Mais le Sisac dont les dépenses se sont élevées à 9,8 M€ en 2024 (dont 8,4 M€ en investissement, 1,4 M€ en fonctionnement) a « hérité », en janvier 2024, des digues domaniales. « Un transfert précipité, complexe et déséquilibré » imposé par l’État sans que « le syndicat ne dispose, à partir de 2030, des moyens financiers (6,2 M€ par an) et techniques pour réaliser les travaux qui s’imposent », souligne le rapport de la CRC en pointant la fragilité du pilotage budgétaire.












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