L’organisme de formation des moins de 25 ans va bientôt emménager dans de nouveaux locaux.
Depuis sa création en 2011, l’École de la 2e chance Savoie a accompagné plus d’un millier de jeunes sortis du système scolaire sans qualification. Ils et elles ont un niveau scolaire inférieur au baccalauréat et n’ont, jusqu’ici, connu que l’échec.
« Le but de notre structure est de les remobiliser et de leur redonner confiance en eux pour leur permettre d’accéder à un emploi ou à une formation », explique Vincent Jaeg, directeur de l’établissement basé à Voglans et fondé sous l’impulsion de Grand Chambéry et Grand Lac.
En six mois en moyenne, ils revoient les savoirs de base, reprennent un rythme plus en phase avec une vie professionnelle, découvrent des entreprises et des savoir-faire à l’occasion d’immersions, développent leurs compétences comportementales et sociétales, etc.
« Nous ne sommes pas un organisme de formation dans le sens où nous ne délivrons pas de diplôme, poursuit-il, mais nous représentons une étape vers le retour à l’emploi. »
Quelque 130 jeunes de 16 à 25 ans sont accompagnés tous les ans par une équipe de douze personnes, dont sept formateurs. Ils y restent entre six mois et deux ans, selon leurs besoins. Et 70 % d’entre eux sortent avec une solution d’emploi ou de formation.
Depuis quelques années, l’École de la 2e chance Savoie est cependant confrontée à une augmentation du nombre de mineurs à prendre en charge. « Comme ils ne sont pas employables à cet âge et que des dispositifs qui pouvaient les accueillir auparavant ont disparu, ils arrivent chez nous », constate le responsable. L’objectif consiste à leur donner envie d’aller vers un métier. Ainsi, 35 à 45 % de leur temps se passe au sein des nombreuses sociétés partenaires.
Malgré son utilité, l’association peine régulièrement à boucler son budget d’un million d’euros par an. « Il stagne depuis des années, alors que nos coûts de fonctionnement augmentent. » Les subventions de l’État, de la Région et de Grand Chambéry, qui autrefois comptaient pour 80 % dans ce budget, n’en représentent par conséquent plus que 60 %.
D’où la participation de l’organisme à la campagne nationale de collecte de dons organisée par le Fonds pour les E2C du 19 au 21 mai. 200 000 euros ont été récoltés au niveau national dont 18 000 euros en Savoie.
Un petit plus appelé, pourquoi pas, à en générer d’autres à la veille du déménagement de la structure en centre-ville de Chambéry. « Fin juillet, nous intégrerons nos nouveaux locaux de 700 m2 que nous sommes en train de rénover. Cristal Habitat les a achetés et nous les loue. » Les travaux d’aménagement, d’un coût de 500 000 euros, restent à la charge de l’E2C.
« Ce ne sera pas plus grand qu’à Voglans, mais moins vétuste, et surtout mieux placé pour nos élèves qui, pour la plupart, ne sont pas motorisés. » Deux tiers d’entre eux proviennent en effet de Chambéry et alentours.

Une antenne à Annecy
L’E2C 73 souhaite ouvrir cette année une antenne à Annecy. À terme, d’ici un à deux ans, une cinquantaine de jeunes pourraient y être accueillis, épaulés par trois formateurs. Le budget de la structure serait d’environ 300 000 € par an. Le feu vert de Grand Annecy et de la Ville d’Annecy est attendu d’ici fin 2026.
La Haute-Savoie est en effet le seul département de la région à ne pas être pourvu d’une E2C. En Aura, une douzaine de sites sont actifs sur un total national de 152.












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