Basée à Annecy, Mylo & Rombo conçoit des plats diététiques riches en protéines réservés aux sportifs. La start-up déploie ses frigos connectés dans les salles de sport et va lever 450 000 euros pour accélérer.
Élaborer des plats frais riches en protéines pour les sportifs en salle, c’est le pari de Gabriel Guillaudat, qui a fondé Mylo & Rombo en mai 2024 à Annecy, après avoir constaté que les clubs de fitness proposaient peu ou pas de repas adaptés à leurs adhérents. Technicien dans la bureautique en Suisse, le trentenaire plaque tout pour obtenir un CAP cuisine au CFA de Groisy. Sur ses fonds propres, il investit 80 000 € et loue un laboratoire équipé à Seynod, où il élabore lui-même quatre plats (dont un végétarien) par semaine.
« Ils contiennent 40 g de protéines, contre 20 g dans le commerce, et sont conditionnés sous vide pour garantir une DLC jusqu’à dix jours », détaille le jeune entrepreneur.
Des plats qu’il distribue via des frigos connectés, gérés à distance et approvisionnés une fois par semaine, et davantage si besoin. « Cette offre de libre-service facilite la vie du sportif et elle est sans contrainte pour les clubs de fitness », soutient Gabriel Guillaudat. Le club prend en charge les frais d’installation et de service et perçoit, en contrepartie, une redevance sur les ventes, avec un retour sur investissement annoncé de huit mois. Côté client, l’ouverture du frigo se fait après enregistrement de l’empreinte bancaire, les produits retirés sont facturés automatiquement.
Lever des fonds pour muscler son offre
La première machine, installée en avril 2025 chez BlyFit à Annemasse, a été suivie de trois autres à Rumilly, Evian et Divonne (Ain). Accompagnée par le Village by CA des Savoie, la startup prévoit, en septembre, de lever 300 000 € en dilutif auprès de business angels et 150 000 € en emprunt bancaire. De quoi financer l’outil de production, recruter deux personnes en cuisine et booster le marketing ainsi que le commercial. Les frigos, eux, seront acquis en leasing.
À trois ans, Mylo & Rombo vise 100 frigos en Auvergne-Rhône-Alpes et un CA de 1,8 million d’euros HT, contre 70 000 € prévus en 2026. Depuis son lancement, elle a vendu 4 500 repas et reversé 5 000 € à ses partenaires. « Et les clients qui y ont goûté en redemandent », se rejouit l’entrepreneur, qui entend à terme mailler la France entière.
Patricia Rey
Photo Une : Gaël Guillaudat – crédit Mylo & Rombo








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