Comment Addworking a séduit Paris et a levé avec succès 600 000 euros

Spécialisée dans la gestion des sous-traitants pour le compte des entreprises, la start-up savoyarde est parvenue à convaincre des business angels et des institutionnels de la soutenir et a été sélectionnée pour intégrer l’incubateur “Paris & Co”.

Addworking a été créée en 2016 au Bourget-du-Lac en Savoie par Julien Pérona et Charles Liénart. La start-up comptait au départ prospérer en proposant aux entreprises une base de données de prestataires indépendants dont elle avait au préalable vérifié les compétences (demandes de recommandations) et la conformité juridique (diplômes, statuts, état de paiement des cotisations sociales…).

« Mais nous nous sommes aperçus que les entreprises trouvaient assez facileme  nt leurs ressources humaines, expose Julien Pérona. Par contre elles avaient de plus en plus de mal à gérer ces sous-traitants et prestataires (indépendants) : nous nous sommes donc réorientés sur ce type de services. »

Pour cela Addworking a mis au point une plateforme informatique de gestion. « Nous devenons l’interlocuteur unique du client. Nous vérifions pour lui les aspects administratifs et juridiques : est-ce que le sous-traitant / prestataires est bien en règle à tous les niveaux, détaille le dirigeant. Nous gérons la dimension contractuelle et nous aidons le client à se prémunir contre le risque de requalification en contrat salarié. Enfin, nous assurons le suivi comptable : nous éditons les factures pour le compte du client, nous assurons l’encaissement et nous reversons au sous-traitant / prestataire. » Simplification, centralisation des données mais aussi maîtrise des coûts (grâce notamment au gain en temps de gestion) sont au rendez-vous pour le client, assure Addworking.

Bientôt 30% de ʺnon salariésʺ dans les entreprises ?

Selon des études mises en avant par Addworking, le personnel non salarié représente déjà, en moyenne, 10% des ressources des entreprises. Un taux qui, pourrait dépasser les 30% à d’ici 10 à 15 ans : « la tendance est à ʺl’entreprise éclatéeʺ, avec la multiplication des sites, le télétravail, le recours à des compétences extérieures pour des projets précis… A cela s’ajoute l’arrivée sur le marché du travail de la génération des ʺmillennialsʺ (NDLR : nés au tournant du siècle et après) qui paraît davantage attirée par l’indépendance et moins séduite par le modèle du salariat. »

Pour mieux aborder ces perspectives de croissance importante l’entreprise vient de lever 600 000 euros. « Nous avons reçu le soutien de BPI, de Philippe Bertinchamps (ex-DGA Accor Services), d’Armand de Milleville (ex DG d’American Express), de Gérard Trésanini (ex directeur marketing de Total) et du ʺfamily officeʺ Afflelou, poursuit Julien Pérona. Ainsi que du fonds Edenred Capital Partners, qui est déjà présent au capital de plusieurs ʺsuccess-storiesʺ, en France et à l’étranger. »

L'entreprise a vu le jour en 2016 en Savoie

Julien Pérona et Charles Liénart, cofondateurs d’Addworking. Crédit Photo : Addworking

« L’apport en capital n’est vraiment pas la seule dimension. Nous nous réjouissons de pouvoir bénéficier aussi de l’expérience et des réseaux de nos nouveaux soutiens. »

Julien Pérona, pdg d’Addworking

 Recrutements et incubation à Paris

Un mix d’institutionnels et de business angels individuels de haut niveau qui ne doit rien au hasard : « l’apport en capital n’est vraiment pas la seule dimension. Nous nous réjouissons de pouvoir bénéficier aussi de l’expérience et des réseaux de nos nouveaux soutiens. » L’argent, lui, va être utilisé dans trois axes. Structurer et développer l’effectif, qui devrait passer d’une dizaine de personnes actuellement à une quinzaine à la fin du premier trimestre 2018. Peaufiner la plateforme de gestion informatique et la rendre encore plus personnalisable en fonction des besoins du client. Et, enfin, accroitre la notoriété de l’entreprise « pour bien ancrer notre leadership sur notre métier. »

L’entreprise, qui ne communique pas encore son chiffre d’affaires, a été sélectionnée par la Mairie de Paris pour rejoindre l’incubateur ʺParis & Coʺ. Et va donc installer une partie de ses effectifs dans Le Cargo (c’est le nom du bâtiment), au sein de « la plus grande plateforme d’innovation d’Europe ». Pour autant elle reste bien une entreprise des Pays de Savoie. « Postalement, pour des raisons historiques, le siège social demeure en Savoie. Et l’effectif va se répartir à peu près à 50/50 entre Paris (développement technique) les bureaux que nous avons installés à Annecy (fonctions supports) depuis quelques mois. »

La start-up été sélectionnée pour rejoindre l’incubateur ʺParis & Coʺ et va installer une partie de ses effectifs dans Le Cargo. Crédit photo : Le Cargo.

 

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