Quinze ados de 16 à 18 ans participent à la huitième Coopérative jeunesse de services. Prospection, devis, factures, chantiers… À eux de piloter leur affaire.
« C’est exceptionnel pour des jeunes de 16 à 18 ans, de démarrer dans la vie en étant leurs propres patrons. C’est apprendre à ouvrir des portes, à les laisser fermées aussi, parfois. C’est également apprendre la confiance en soi, se dire que l’on peut construire sa vie professionnelle soi-même, si l’on ne rentre pas dans les cases », les a félicités Leïna Chaïbi, adjointe au maire de Bourg-en-Bresse en charge de la jeunesse et de la vie démocratique, présidente de la Mission locale Bresse Dombes Côtière. Ils sont 15 garçons et filles à proposer, dans le cadre de la huitième Coopérative jeunesse de services (CJS), leurs services cet été, sur Bourg et ses environs : Baby-sitting, jardinage, bricolage, déménagement, peinture, cours particuliers, nettoyage et ménage.
Chaperonnés par l’AGLCA, centre de ressource pour l’Économie sociale et solidaire (ESS) dans l’Ain qui porte la coopérative, ils ont divisé leur entreprise éphémère, baptisée L’Ain dans la Main, en plusieurs services. « Nous sommes six, au sein du pôle marketing chargé de faire connaître la CJS, de la promouvoir sur les réseaux sociaux et de démarcher les clients, pour maximiser le nombre de chantiers, explique Théo, coprésident de la structure. Nous avons créé un logo, des affiches et des flyers. » Un pôle financier de cinq personnes s’occupe des devis, factures et relances. Enfin, quatre jeunes constituent le pôle RH, qui établit et met à jour les emplois du temps, suit les horaires et coordonne tout ce petit monde. Le groupe est accompagné de deux animatrices, Eden et Romane. Et cette dernière sera d’autant meilleure conseil qu’elle a elle-même participé à une CJS, il y a cinq ans.
Apprendre en faisant
La coopérative est soutenue financièrement par la Ville de Bourg, Grand Bourg Habitat et l’État – via Jeunesse & Sport ainsi que la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités, opérationnellement par l’école La Bâtisse, la Ligue de l’enseignement, la Mission locale ou encore Dynacité, qui fait en sorte de lui trouver des chantiers. « Nous partageons la conviction qu’il est important de fournir aux jeunes des cadres d’apprentissage pour une citoyenneté active et que pour apprendre, il faut faire », conclut Isabelle Panzica, directrice adjointe de l’AGLCA.
Sébastien Jacquart








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