Face au ralentissement de la commande publique, la section Travaux publics de la Fédération du BTP de l’Ain et la Fédération régionale des travaux publics Auvergne-Rhône-Alpes appellent les collectivités à maintenir une dynamique d’investissements dans les infrastructures du quotidien. Eau potable, assainissement, routes, mobilités ou adaptation au changement climatique figurent parmi les priorités identifiées.
Les organisations professionnelles soulignent notamment que l’Ain compte plus de 7 500 kilomètres de réseaux d’eau potable, dont près de 21 % de l’eau distribuée est aujourd’hui perdue dans les réseaux. Elles rappellent également que 16 % des ouvrages d’art du département présentent des problématiques de sécurité.
Dans un contexte de forte contraction de l’activité, la profession observe une baisse d’environ 20 % du nombre d’appels d’offres dans l’Ain sur les huit premiers mois de 2026 par rapport à 2025.
« Notre message n’est pas de défendre des chantiers pour les chantiers. Nous alertons sur un risque plus large et collectif : lorsqu’un territoire reporte durablement ses investissements dans l’eau, les routes ou l’adaptation climatique, ce sont les habitants qui en subissent les conséquences à terme », souligne Vincent Picard, président de la section Travaux publics de la Fédération du BTP de l’Ain.








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