Pour sa 8e édition, le hackathon de la CPME de l’Ain a repensé son organisation et ses prix, sans toucher à ses fondamentaux.
Piloté pour la deuxième année consécutive par Françoise Morel-Lab, Ainpuls, le week-end d’innovation collaborative de la CPME de l’Ain, a vécu une édition 2026, du 5 au 7 juin, marquée par divers changements. Cette fois, sur 18 candidats, sept ont passé l’étape de la présélection et pu participer à la rencontre. Et tous ont été primés, dans des catégories revues « pour faire sens par rapport aux projets présentés », indique l’organisatrice. Le rôle des sponsors a ainsi été redéfini. Ils ne donnent plus leur nom à un prix, mais soutiennent celui pour lequel ils s’estiment les plus à même d’accompagner le lauréat.
Denis Guenard touche le prix Impact positif remis par la Communauté de communes de la Plaine de l’Ain, pour Milly’s, un système qui s’assure de la vente intégrale de la carcasse ou de la récolte, avant de tuer un animal ou de cueillir fruits et légumes. Alfred Tonnard-Croci, lui, écope du prix Environnemental remis par le Crédit Agricole, pour Rebox, un projet assez similaire, pour favoriser une cuisine à partir de produits locaux, frais, en circuit court. Damien Royer est récompensé du prix Engagement Territorial remis par Groupama, pour 1/50e, un accompagnement de l’architecture et du bâtiment pour privilégier les matériaux locaux de construction.
Tierno Bah s’est vu remettre le prix Usage et Service, par l’agence Teds, pour Kawatalship, une plateforme de livraison collaborative pour la diaspora africaine en Europe. Gilles Chapat, coach d’Ainpuls passé du côté des candidats cette année, hérite du prix Innovation Technologique, remis par Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises, pour Booteur, un outil permettant de rebooter les serveurs informatiques à distance.
Quant aux projets Onskapt, pensé par Islem Abdelmoumene pour sortir les jeunes de l’isolement, et Anemire, imaginé par Marine Granjon pour décliner un modèle unique de jupe en différentes tailles et tissus, ils ont non seulement reçu respectivement le prix de l’Engagement sociétal remis par la CPME 01 et le prix Jeune pousse remis par la Chambre de métiers, mais le coup de cœur des coachs et le coup de cœur des porteurs de projet. Mais, fidèlement au concept du hackathon, ces idées de départ ont été passées à la moulinette, tout le week-end, pour être parfois complètement refondues.
Ainpuls cherche par ailleurs à s’ouvrir sur l’extérieur, notamment auprès des écoles, des lycées et des missions locales. « C’est un outil génial, bien installé, mais qui a encore besoin de se faire connaître », justifie Françoise Morel-Lab. De même, des ateliers sur l’innovation ont été organisés à destination des entrepreneurs, avec des animateurs formés à l’école DOJI, où l’on apprend à résoudre l’insoluble en ne s’appuyant pas seulement sur la pensée rationnelle, mais aussi sur la pensée créative.
Un rendez-vous où l’on revient
Parmi les intervenants chargés d’émailler ce 8e Ainpuls, David Capron, dirigeant de Domethic System, a témoigné à distance de ce qu’il a vécu au cours de l’une des premières éditions du hackathon. Un modèle qu’il cherche à implanter en Bretagne, où il vit désormais. Quant à l’équipe des coachs, elle reste quasiment inchangée d’une année sur l’autre.
Si Gilles Chapat a basculé pour cette fois dans le camp des candidats, l’on retrouvait parmi eux Florian Arot et François-Xavier Cuvillier, présents depuis le début, Florian Di Pierno et Michaël Favier, là depuis 2023, ou encore Elsa Durand, pour sa deuxième participation. Pourtant, ce rendez-vous de l’innovation est épuisant. On phosphore beaucoup et l’on dort peu. D’ailleurs, cette année, Gaël Allain, professeur en sciences cognitives, a laissé les équipes tester un outil de détection de l’état psychique des travailleurs sur lequel il planche.
Sébastien Jacquart








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