L’événement à destination des collégiens utilise la lampe de poche pour changer leur regard sur les métiers de l’industrie.
« Nous sommes les seuls en France, actuellement, à maintenir un tel salon. Et cela, grâce à la mobilisation des entreprises », explique Nathalie Garçon, déléguée générale de Bugey Développement, à l’occasion du Smile (Salon des métiers industriels et de l’entreprise), les 15, 16 et 17 mars à l’Intégral de Belley. L’événement a pour objectif de faire découvrir les métiers de l’industrie aux élèves. Près de 1 000 collégiens, en provenance de huit établissements du territoire défileront de stand en stand. Rien de classique cependant dans le format du salon. Au préalable, les élèves auront travaillé dans le cadre scolaire, sur le cahier des charges d’une lampe de poche et auront joué au jeu des profils. Celui-ci leur permet de savoir s’ils sont plutôt créatifs, rigoureux, etc.
Entreprise virtuelle
Une fois sur place, ils découvriront le fonctionnement d’une entreprise à travers la société virtuelle Smile, fabricante de lampes de poche. Les douze stands représentent les différents métiers ou secteurs de l’entreprise et les élèves pourront observer les étapes de la fabrication du produit, du bureau d’études à la commercialisation en passant bien sûr par sa réalisation. À chaque étape, un camembert représentant les profils et personnalités recherchés selon les métiers sera affiché. Pour rendre le salon plus attractif, un robot Nao sera présent sur site. De plus, un concours est organisé sur le cahier des charges que les élèves auront établi. La récompense ? Une imprimante 3D ou… un robot pédagogique. À la fin du salon, les jeunes rencontrent des établissements de formation post-collège, le Centre d’information et d’orientation (CIO), Pôle emploi… Ils ont également accès à un showroom où les entreprises peuvent se présenter.
Chaque stand est tenu par du personnel des entreprises de Bugey sud. Pour prendre part activement au salon, la cinquantaine de sociétés adhérentes à Bugey Développement ont délégué leurs salariés sur leur temps de travail. Le salon nécessite 100 personnes par jour pour fonctionner correctement.
Ce modèle de salon a été imaginé par le Syndicat national du décolletage, dans la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie. Un format repris par Bugey Développement dès 2015.
Joséphine Jossermoz








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