L’office de tourisme Grand Chambéry Alpes Tourisme annonce un changement de gouvernance avec l’élection à la présidence de Jean-Benoît Cérino. L’occasion de rappeler les grands axes du schéma de développement touristique 2024-2030.
Le 20 mai, l’équipe dirigeante de Grand Chambéry Alpes Tourisme a connu quelques remaniements. Jean-Benoît Cérino, seul candidat en lice, a été élu président de l’Epic, soutenu dans ses fonctions par Marion Rousselon, directrice de l’hôtel des Princes (jusqu’alors membre actif du comité de direction), et Pascal Barcella, président de Savoiexpo (réélu), qui officient désormais en qualité de vice-présidents. Le comité de direction de la structure compte 23 élus et 18 socioprofessionnels et autant de suppléants.
Œuvrer collectivement
« Ils sont tous les deux issus du monde socio-économique et vivent au quotidien le territoire. Et à mes yeux, c’est important », a déclaré en préambule le nouveau président, Jean-Benoît Cérino, au Codir depuis 2020, également conseiller communautaire et vice-président de Grand Chambéry en charge de l’emploi.
Avec la volonté de travailler étroitement avec les élus et l’ensemble des partenaires. Élu pour un mandat de six ans, il affiche de nouvelles ambitions pour Chambéry Montagnes, dans la continuité du schéma de développement touristique 2024-2030 qui vise à faire de la destination une référence du « tourisme du bien vivre », en conciliant attractivité touristique, qualité de vie des habitants et préservation des ressources naturelles.
« On a un superbe outil, un territoire magnifique, un patrimoine local extraordinaire et la prise de conscience nécessaire sur les aspects environnementaux pour tendre vers un tourisme durable et soutenable », assure-t-il.
Quatre axes prioritaires
Dans cette perspective, quatre grands axes ont été définis : accompagner la mutation climatique avec un tourisme durable ; valoriser la complémentarité entre la vallée de Chambéry et la montagne des Bauges et de la Chartreuse ; accueillir des événements d’envergure et accompagner le client tout au long de son parcours, et, enfin, s’appuyer sur la marque Chambéry Montagnes pour assurer la promotion du territoire. S’y ajoute la volonté, comme dans le Grand Annecy, d’accélérer sur le marché du tourisme d’affaires.
« Nous avons tous les atouts et les infrastructures (Savoiexpo, centre de congrès Le Manège…) pour y parvenir », appuie Guillaume Rosetti, directeur de l’office de tourisme Grand Chambéry Alpes Tourisme (3,2 M€ de budget, 30 salariés ETP), qui chapeaute aussi l’activité Mice.
En 2025, Grand Chambéry a recensé 14 congrès, salons, conventions et séminaires (8 nationaux et 6 régionaux), soit l’équivalent de 18 000 journées congressistes… C’est moins qu’en 2024 (21), en raison notamment de la fermeture du Manège pour travaux.
« Parmi les événements phares, nous avons accueilli le congrès international sur la viabilité hivernale des routes, du 10 au 13 mars, qui a réuni 2 000 participants du monde entier », met en avant le directeur, qui entend capitaliser sur ce retour d’expérience pour prospecter et capter de grandes manifestations. Et le président d’enfoncer le clou : « Il faut que l’on continue à structurer et que l’on passe à l’offensive ».
Pour cette année 2026, l’accent sera mis justement sur les grands événements, à l’instar du Tour de France hommes, le 22 juillet, avec le départ de la 17e étape Chambéry-Voiron via les Bauges. « C’est le 3e événement sportif le plus vu dans le monde », pointe Guillaume Rosetti. Une véritable aubaine pour l’OT qui veut faire de la destination « une terre de vélo ».
La promotion du territoire passera aussi par la montagne, avec notamment la diversification d’Aillons-Margeriaz, qui proposera cet été une nouvelle tour multi-activités, en complément de la piscine rénovée et de la Chartreuse d’Aillons. Même démarche sur le plateau de Savoie Grand Revard, où les activités se multiplient, dont le Féclaz Bike Test. Et c’est sans compter le géoparc des Bauges, point de départ de nombreuses randonnées.
Patricia Rey
Photo Une : de gauche à droite, Pascal Barcella, Marion Rousselon et Jean Benoît Cérino – crédit Chambéry Montagnes












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