L’exécutif de la commune de Saint-Alban-Leysse, en Savoie, a partagé ses dossiers avec les habitants, le 4 mai dernier, sur fond de bilan de mi-mandat.
Près d’une centaine d’administrés ont répondu à l’appel de Michel Dyen, maire de Saint-Alban-Leysse, et ses colistiers, en cette année de mi-mandat. « Il fallait reprendre contact avec les citoyens après le covid, explique l’édile. Cela nous permet de recueillir des éléments pour rectifier le tir si nous avons oublié ou manqué d’identifier certaines choses. Les citoyens nous rappellent un peu à l’ordre et je trouve que c’est bien. »
La commune poursuit sa mue
Commune de l’agglomération de Chambéry, Saint-Alban-Leysse poursuit sa mue, avec d’importants projets structurants : une nouvelle place de Leysse, un quartier historique redynamisé avec de nouveaux logements et des commerces… « Il nous manque un établissement de type “point chaud” pour remplacer l’ancienne boulangerie, à côté du bistrot et du bureau de tabac. C’est important pour la vie du village », ponctue Michel Dyen.
Le centre-bourg est remis au goût du jour avec un partage amélioré de l’espace public entre les différents usages. Une deuxième phase de travaux est en cours, avec l’implantation attendue d’un pôle de santé (gestion privée) de 700 m², ainsi que des cantines scolaires et d’une maison de l’enfance. Une Maison des arts flambant neuve et une nouvelle aire de compostage viennent compléter la panoplie des nouveaux services aux habitants.
Prudence dans les ambitions et fiscalité inchangée
Pour ce qui concerne l’économie (compétence de l’agglomération Grand Chambéry), Saint-Alban-Leysse compte 643 entreprises, dont 102 créations en 2021 (source : Insee).

« Il existe une grande mixité d’entreprises sur la commune, depuis la petite industrie jusqu’à la société de services et l’artisanat ; des emplois industriels et des emplois de services. Proportionnellement, nous avons plus d’emplois que de besoins [3 345 postes salariés en 2020, selon l’Insee, NDLR]… Enfin, en théorie seulement, puisque ce ne sont pas les habitants de Saint-Alban-Leysse qui en bénéficient réellement », estime Michel Dyen.
Le budget en investissement atteint un total de 6,50 M€ (reste à réaliser inclus). Les finances de la ville sont gérées « en bon père de famille », comme l’explique Michel Dyen : « Avec l’adjoint en charge des finances, nous avons toujours appliqué la même règle : dépenser uniquement l’argent en notre possession. Cela peut paraître simpliste comme raisonnement mais, dans les faits, ce n’est pas si évident. »
L’ancien dirigeant d’entreprise ajoute : « C’est la même façon de procéder que dans une entreprise privée. Nous sommes relativement prudents dans nos ambitions : nous les adaptons à notre réelle capacité de financement. Cette année, nous avions presque dans l’idée d’augmenter un peu la fiscalité, par nécessité, puisque les communes ont perdu la taxe d’habitation. La dotation de l’État est figée depuis 2017, nous perdons tout le dynamisme fiscal. Nous avons augmenté une fois la taxe foncière depuis le début du mandat. Nous n’allons pas, pour le moment, recourir à ce levier fiscal mais je ne sais pas combien de temps nous pourrons tenir. »
La commune de Saint-Alban-Leysse abrite 6 500 âmes et compte 53 agents en équivalent temps plein. Le budget de la collectivité s’élève à 7 M€. Quant à la dette, elle diminue régulièrement : « La commune n’est pas très endettée : un peu plus de 2 M€, avec une capacité de désendettement à moins de trois ans. En 2013, elle s’élevait à 3,375 M€. Nous en avons remboursé une partie à chacune de nos mandatures [équipe en place depuis 2008, NDLR]. Nous avons été plutôt bons. Nous en sommes assez fiers, même si nous n’en parlons pas forcément. Heureusement que nous avons fourni ces efforts, cela nous aide aujourd’hui. »








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