La guerre au Moyen-Orient et le blocus du détroit d’Ormuz ont fait du pétrole une denrée rare. Dans l’Ain, les plasturgistes le paient cher. Le 28 février dernier, une nouvelle guerre s’allumait au Moyen-Orient. En quelques semaines, elle a embrasé les marchés mondiaux des hydrocarbures et avec eux, une filière industrielle : la Plastics Vallée. Dans le Haut-Bugey, les transformateurs de polymères regardent avec inquiétude leurs factures s’envoler et leurs stocks fondre. Face à l’incertitude totale sur l’avenir du conflit, ils se retrouvent en première ligne d’une crise géopolitique dont ils n’ont pas les clés. Pour comprendre l’impact local, il faut remonter à la source géographique de la crise. Le détroit d’Ormuz — ce couloir maritime de 33 kilomètres de large entre l’Iran et Oman — est le passage obligé d’un quart du commerce mondial de pétrole par voie maritime. Or depuis le début du conflit, seule une poignée de tankers est parvenue à le franchir. Résultat : les exportations depuis le golfe Arabo-Persique se sont effondrées de 99 % en mars par rapport à février, selon le cabinet d’analyse Kpler. Du baril aux billes de plastique Chaque jour, ce sont 11 millions de barils qui manquent sur les marchés mondiaux, soit plus de 10 % de […]
Barbara Falk, présidente de la Chambre régionale des comptes Aura : « avoir le courage de faire des choix »
L’audience solennelle de la Chambre régionale des comptes Aura a été l’occasion de dresser le bilan de 2025. Technicité croissante de la gestion financière, capacité à monter des projets complexes, professionnalisation des équipes, développement de bonnes...











0 commentaires