L’audit lancé au printemps dernier débouche sur un accord entre Chambéry et la SCDC, chargée d’exploiter le réseau de chaleur de la ville.

Chambéry et la Société chambérienne de distribution de chaleur (SCDC) ont signé un accord consacré à la rénovation et au développement du réseau de chaleur de la ville. Ce protocole qui fait suite à l’audit lancé au printemps 2019 vise à donner un  nouvel  élan  au chauffage urbain. Il se traduit par  la mise  en  place  de  14  indicateurs  de performance permettant d’améliorer le fonctionnement du service d’ici 2024.

16 millions d’investissement

Le programme qui s’élèvera à 16 millions d’euros va permettre de rénover et développer le réseau avec un apport de 14 MW en 4 ans.  Pour limiter l’impact des fuites sur la fourniture de chaleur, 10% du réseau sera remis à neuf  d’ici  2024. Un système d’information avec des sondes et sous-stations communicantes sera aussi installé pour géolocaliser les canalisations et optimiser les interventions grâce à une détection instantanée des fuites sur les canalisations. Près de 200 sondes sont prévues dont 60 déjà actives. A terme, 50 sous-stations représentant 80% de la chaleur délivrée par le réseau  seront équipées de capteurs permettant le pilotage et la vision à distance du réseau, au pied des bâtiments.

Un mixt énergétique plus vert

Le réseau de chaleur de Chambéry a entamé sa transition énergétique il y a 10 ans, avec un approvisionnement depuis l’usine de valorisation énergétique des déchets, suivi des mises en service en 2011 et 2015 de deux chaufferies biomasse (Croix Rouge et Bissy). Il est actuellement alimenté à 38% par la biomasse, 29% par les déchets.  L’accord signé va renforcer le recours aux énergies locales et renouvelables.

27 500 logements desservis

Le réseau de chaleur urbain chambérien qui figure parmi les cinq premiers au niveau national a fêté, en 2019, ses 70 ans. D’une longueur de 58 km, il dessert 27 500 équivalents logements. Depuis 1987, il est exploité par la SCDC, une filiale d’Engie Réseaux, dans le cadre d’une concession attribuée par la Ville. Des dysfonctionnements se sont, semble-t-il, multipliés ces derniers temps conduisant à des tensions entre la collectivité et son exploitant. Les investissements annoncés devraient contribuer à rétablir la situation.

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