Alors qu’il vient de fêter son 90e anniversaire, le groupe Poma accélère sa stratégie industrielle et internationale. Avec 558 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, le spécialiste français du transport par câble mise sur l’innovation et la réindustrialisation pour renforcer son leadership mondial.
90 ans, l’opportunité pour Poma de confirmer ses ambitions industrielles en France et à l’international. Le leader français du transport par câble conjugue innovation, maîtrise de sa chaîne de valeur et ancrage territorial pour poursuivre sa croissance dans la montagne, la mobilité urbaine et le tourisme. Avec des investissements structurants programmés à l’horizon 2027, le groupe isérois fait de la réindustrialisation un levier stratégique au service de sa compétitivité et de la transformation des territoires.

Un modèle industriel français tourné vers l’international
Avec plus de 8 000 installations implantées dans 90 pays, Poma affiche un chiffre d’affaires de 558 millions d’euros en 2025, dont 70 % à l’export. Il emploie 1 700 collaborateurs dans le monde et s’appuie sur cinq sites industriels en Auvergne-Rhône-Alpes. Cet ancrage territorial constitue un atout majeur pour développer des solutions complexes et conserver en France des compétences techniques à forte valeur ajoutée.
Le groupe mise également sur la maîtrise de l’ensemble de sa chaîne de valeur, de l’ingénierie à la maintenance, en passant par la fabrication des équipements et la formation des exploitants. La fusion de ses entités historiques Poma Savoie (anciennement Sacmi) et Poma Mont-Blanc (ex-Semer), annoncée officiellement en février dernier, vise à renforcer la cohérence de son organisation industrielle. En 2027, il prévoit d’importants investissements sur ses sites de production pour les moderniser. Une nouvelle plateforme logistique automatisée sera également déployée.
À l’international, Poma associe son savoir-faire français à des équipes de proximité. Exemple fort, le projet de téléphérique urbain d’Oulan-Bator, en Mongolie, dont la ligne de 4,2 km permettra d’améliorer la desserte de quartiers, pour l’heure insuffisamment reliés au centre-ville. Par ailleurs, le groupe mise sur le développement de filiales et de centres de formation, notamment en République dominicaine, afin d’accompagner les projets et les exploitants dans la durée et de soutenir la montée en compétence locale en termes d’exploitation et de maintenance.
L’innovation comme moteur de diversification
Historiquement ancré dans les remontées mécaniques (le premier brevet a été déposé par Jean Pomagalski en 1936), qui représentent 45 % de son chiffre d’affaires, Poma transpose désormais son expertise à la mobilité urbaine, au tourisme et à l’industrie. Durant les dix dernières années, il a investi 150 M€ dans son outil industriel et la R&D et détient à ce jour 83 brevets actifs.
Cette stratégie doit améliorer l’efficacité énergétique, la fiabilité et simplifier la maintenance des équipements.
« La technologie Life et la nouvelle cabine Pure traduisent cette approche, en associant optimisation industrielle, confort et modularité pour une exploitation multi saison », explique la direction de Poma, dans un communiqué.
À Voreppe (Isère), siège du groupe, une télécabine nouvelle génération sera conçue d’ici 2027 afin d’accélérer les travaux de R&D.
Transformer les territoires et préparer l’avenir
À l’approche des JO 2030, Poma entend contribuer à l’évolution des mobilités en montagne. À commencer par les ascenseurs valléens, reliant les vallées aux stations, qui favorisent l’intermodalité et offrent une alternative aux déplacements routiers, qu’il s’agisse des habitants ou des vacanciers. Selon lui, la réalisation du Valléen de Saint-Gervais, entre la gare SNCF du Fayet et le centre du village, illustre cette ambition.

Le groupe, à travers sa fondation, soutient par ailleurs l’accès à la montagne pour tous, notamment à travers le para-ski.
Patricia Rey
Photo Une : le site de Poma à Gilly-sur-Isère, en Savoie – crédit Poma








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