Notariat. Le nouveau président de la chambre départementale doit essuyer les plâtres de la loi Macron.
Président de la chambre des notaires de l’Ain, François Darmet est entré dans ses nouvelles fonctions, à la suite de Me Philippe Latour, le 18 mai. Un mandat de deux ans démarré sur les chapeaux de roues. « Dès le 19 mai, nous avions rendez-vous sur le Jumping international de Bourg-en-Bresse où les notaires avaient un stand et remettaient un prix. Et aussitôt après, il a fallu préparer notre action commune avec les jeunes agriculteurs, pour le passage du Tour de France entre Nantua et Chambéry (lire en pages 6 et 7), raconte-t-il. Nous avons réalisé sur la commune de Brenaz, au pied du Grand Colombier, une fresque baptisée « Nos terres de l’Ain » pour le jeu de mots avec « Notaires de l’Ain », où les produits du terroir étaient mis en valeur, ainsi que les implantations de nos études. Installée avec l’aide des géomètres experts, elle a été conçue en grande partie par Olivier Breuil, négociateur à l’étude de Ceyzériat. C’était l’une des plus grandes étapes du Tour. Et elle avait lieu un dimanche. Nous avons donc bénéficié d’une visibilité maximale. »
Mais, être président des notaires de l’Ain ne se limite pas aux actions de promotion et de représentation de la profession. « Il nous faut assurer la gestion de la chambre qui est une véritable entreprise, souligne François Darmet. Nous avons notamment la charge d’accueillir les notaires issus de la loi Macron qui a augmenté notre nombre sur tout le territoire, 1 650 de plus en France, dont 12 dans l’Ain. Cette loi censée ouvrir notre profession a été un peu détournée dans la mesure où les sociétés existantes pouvaient postuler sur les nouveaux postes créés. Cela s’est soldé par un tirage au sort pour départager les candidats. Si cela a été mal vécu par la profession, ma volonté est d’intégrer les nouveaux notaires au mieux, que l’on n’ait pas deux notariats. Nous allons notamment leur proposer des formations, notamment en gestion et comptabilité, afin que leur installation se passe dans les meilleures conditions. Car en cas d’échec, c’est notre caisse de garantie qui assumera la charge financière. Et puis, il ne faut pas que la population en vienne à se méfier des notaires. »
Une approche humaine du métier
Si son père, son grand-père et son oncle ont été notaires à Lagnieu avant lui, François Darmet n’avait pas forcément envisagé le notariat. « A mon entrée en fac de droit, j’envisageais le concours de commissaire de police, se souvient-il. J’ai dévié en licence, après des stages en études qui sont venus s’ajouter à l’expérience familiale. J’ai apprécié le contact avec le public. On reçoit toutes sortes de gens dans toutes sortes de situations, des plus heureuses aux plus délicates, comme les divorces, pour les conseillers et trouver les meilleures solutions. »
Stagiaire à partir de 1987, à Tarare puis à Evian où on lui fait la proposition, très tentante, de rejoindre une étude de plus de 30 personnes, il fait finalement le choix de rejoindre l’étude de son père, en 1990, avant d’en reprendre les parts, en 1994. « J’avais envie d’une approche plus humaine du métier et de me rapprocher de mes bases. Je suis un bugiste convaincu, justifie-t-il. Lagnieu est une étude intéressante par l’approche polyvalente qu’elle offre du métier. Nous traitons des dossiers d’entreprises, de l’immobilier, du droit rural, du droit de la famille, de la gestion patrimoniale et nous avons même un pôle négociation à travers le groupement d’études AIN (Association d’initiatives notariales). » Le département est en effet pilote sur la négociation.
Repères
François Darmet est né le 9 juin 1964
Marié, il est père de trois filles qui n’envisagent pas, a priori, le notariat. Son épouse, en revanche, est notaire assistant chargée du droit de la famille au sein de l’étude. Ils se sont connus à la fac.
Stagiaire à Tarare et Evian, à partir de 1987, il rejoint l’étude de son père comme collaborateur, à Lagnieu, en 1990. Il reprendra ensuite ses parts, en 1994.
Il est élu président de la chambre des notaires de l’Ain, le 18 mai de cette année.
Par Sébastien Jacquart







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