Vision de la ville de demain, projets, rénovation du parc existant, Marc Gomez, son directeur général, fait le point sur le développement de Dynacité.
Quelle est l’ambition de Dynacité pour le futur ?
Nous voulons nous développer et donner de la dimension à notre activité. Notre travail est multiple. Organisme logeur, ce n’est pas juste placer des gens dans des appartements. C’est beaucoup plus complexe. Nous avons un métier d’aménagement, mais aussi de gestion. Cela fait partie de notre ADN et de notre mission de bailleur. En 2015, nous étions acteurs du territoire, aujourd’hui nous en sommes aménageurs. C’est-à-dire que désormais, nous anticipons les mutations spatiales des villes dans leur évolution, dans les accueils. Nous avons une approche globale avec les élus, accompagnant les communes dans leurs projets d’aménagement et construisant en fonction d’exigences de développement durable appelées à devenir de plus en plus importantes. Nous voulons aussi répondre aux besoins des citoyens de manière adaptée, les accompagner dans leur manière de bien vivre. À Musinens nous portons le foncier sur le long terme pour un projet d’aménagement d’ampleur, qui va générer plus de 500 logements. Sur Trévoux, nous travaillons sur une ancienne friche pour créer un bâtiment biosourcé et passif. Le projet d’accession et de locatif concerne 54 logements et sera un programme pilote pour nous. Du côté d’Ambérieu-en-Bugey, nous portons un projet de bâtiment en autoconsommation équipé en panneaux photovoltaïques.
Et le parc déjà existant ?
En parallèle, nous voulons réhabiliter le patrimoine de Dynacité pour supprimer les iniquités de traitement architecturales et spatiales entre bâtiments existants, bâtiments neufs et écoquartier. L’idée, c’est d’anticiper, de porter et de créer les logements et les espaces, en fonction des évolutions des communes. À Oyonnax, par exemple, nous avons créé des ascenseurs et des grands balcons sur un patrimoine qui en était dépourvu à l’origine. Ces derniers permettent une redécouverte des logements. Au rez-de-chaussée, les jardins sont privatisés pour créer des terrasses accessibles aux personnes à mobilité réduite. Ces balcons sont appelés à devenir une pièce supplémentaire, un véritable espace de vie et non plus un espace de stockage. Cela permet de bien vieillir chez soi et dans sa commune, c’est un point important pour nous. En partenariat avec la ville, nous réfléchissons aux services, aux commerces de proximité, au médical, etc. Ainsi, les habitations qui pouvaient connaître des problèmes de vacance sont finalement redevenues des logements demandés. Sur Gex, enfin, nous préservons un ancien hôtel, classé bâtiment remarquable, pour en faire des logements seniors.
Vous parlez d’accompagner les citoyens dans les manières de bien vivre, pouvez-vous en dire plus ?
Accompagner sur le bien vivre porte notamment sur la réduction des charges comme avec le projet d’autoconsommation, mais nous avons aussi décidé d’instaurer de l’inclusion et de la protection contre les violences conjugales au sein de nos programmes. Concernant l’inclusion, nous allons mettre en place l’opération Maria Géral d’ici juin avec l’association Cap Soleil. Nous allons loger des adultes atteints de trisomie 21 et autonomes avec des publics ordinaires sur le même tènement. Nous prévoyons de faire signer des chartes de bienveillance aux familles de droit commun et nous avons créé un tiers lieu pour que chacun se retrouve. En fin de compte, notre objectif n’est pas de la mixité sociale, mais une mixité de public. Les notions de partage, d’entraide, sans condescendance, ni faux semblant auront toutes leur importance ici. Nous porterons également un projet similaire sur Ambérieu-en-Bugey pour des jeunes atteints d’un syndrome autistique. Dans le Rhône, c’est un projet pour les cérébrolésés. Pour la fin de l’année, nous préparons une offre innovante à destination des seniors. Ces projets donnent beaucoup de sens à notre action.
Vous parlez d’ADN, comment est-il transmis aux nouveaux collaborateurs ?
Pour agir, nous avons besoin de personnel compétent et formé. Aussi, nous travaillons beaucoup notre marque employeur pour recruter et fidéliser nos collaborateurs. Dans cette optique nous avons réalisé une journée découverte des métiers, jeudi 12 mai. Mais, nous avons également créé une académie pour que notre personnel soit parfaitement formé aux attentes de nos publics et nos partenaires publics et privés. Cela nous permet d’avoir des employés performants qui répondent à la diversité des métiers car Dynacité, c’est plus de 80 métiers différents. Ce concept d’académie est l’un des éléments de notre performance. Nous nous inscrivons dans l’innovation managériale.
La ville de demain
Selon Marc Gomez, la ville de demain ne devra exclure ni stigmatiser personne. Elle devra être solidaire, généreuse, décarbonée et permettre de bien vieillir chez soi, autoriser tout type de mobilité. Elle devra aussi intégrer la notion de télétravail.
Bio express
- 1992 : Responsable de sites chez Dalkia
- 1999 : Consultant senior à l’Office français d’ingénierie sanitaire
- 2001 : Directeur Habitat et territoire conseil pour la région Paca-Corse
- 2013 : Directeur général adjoint au département de la gestion immobilière chez Dynacité
- 2015 : Directeur général chez Dynacité
Joséphine Jossermoz








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