La crise sanitaire a mis en lumière la filière logistique. C’est pour cela que le Pil’es a choisi de maintenir l’organisation de la 3e édition de sa Biennale pour la promotion du secteur logistique. L’événement phare, proposé en format hybride, a cumulé un total de 1 536 vues.
Habituellement organisé au cœur d’un entrepôt reconstitué, l’événement a été revu pour s’ajuster aux mesures sanitaires. Le rendez-vous qui accueille, en général, près de 1 500 personnes est sortie de sa « zone de confort » pour emprunter la voie des réseaux sociaux. Une plateforme dédiée à cet effet a permis au plus grand nombre de suivre 3 visites « live » immersives de plateformes logistiques. Ce qui a été possible grâce à un fort partenariat avec la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère (CAPI), Auvergne-Rhône-Alpes Orientation, Pôle Emploi, Pôle Métropolitain, la mairie de Saint-Quentin-Fallavier, et l’AFTRAL (organisme de formation professionnelle initiale et continue en transport et logistique en France et en Europe). A cela il faut ajouter les rencontres qui ont permis à plus de 650 collégiens nord-isérois d’être sensibilisés à la logistique et ses métiers.
Un maillon essentiel et stratégique
Avec la crise sanitaire, il était « impensable » pour Thomas Daudré-Vignier, président du Pôle d’intelligence logistique, de faire l’impasse sur cette biennale de la logistique : « S’il y a bien une filière économique qui a été mise sous le feu des projecteurs depuis plus d’un an avec la crise sanitaire liée au covid, c’est bien celle de la logistique ». Il développe ses propos : « La population se ruait dans les supermarchés pour stocker les produits de première nécessité. La grande filière de la distribution alimentaire a montré qu’elle tenait bon. Alors que tout le pays était à l’arrêt, les travailleurs en première ligne étaient les préparateurs de commandes, les caristes, et les chauffeurs. Ils ont énormément donné pendant un an et c’est toujours d’actualité. On oublie toutes ces personnes de l’ombre qui, tous les jours, travaillent pour livrer. Dans le monde, la France a fait reculer Amazon de -3 %; par rapport aux commerces de proximité qui se sont lancés dans le e-commerce. Tout cela repose sur une logistique efficace, ce qui a encore accéléré la croissance. »
Pour Jean Papadopulo, président de la CAPI « ce secteur est une des clés de notre attractivité économique qui regroupe environ 300 entreprises et représente ¼ des emplois salariés de la CAPI. J’entends, de la part de certains, des a priori négatifs sur cette filière. Ils se trompent. D’ailleurs, cette crise sanitaire a su montrer que sans la logistique, le pays pouvait s’arrêter. C’est un maillon essentiel et stratégique. »
Une filière d’excellence
Sur la CAPI, la logistique et le transport représentent plus de 2 millions de m² de bâtiments. Ce qui en fait la première zone logistique terrestre de France. C’est aussi plus de 300 établissements, dont plus de la moitié ont leur siège sur la CAPI. Cela représente plus de 4 milliards de chiffres d’affaires annuels pour 13 000 emplois. A noter que de nombreux sites logistiques figurent parmi les principaux employeurs de la CAPI, comme Ikéa, Intermarché, Les Galeries Lafayette, XPO, Schneider, Décathlon, MLP, Spartoo, etc. Mais aussi des unités de production industrielles et laboratoires de recherche de renommée mondiale. Il s’agit d’entreprises ayant des effectifs supérieurs à 100 salariés. « Le travail des prochaines années s’articulera autour de deux axes majeurs : l’emploi et la transition énergétique » souligne Jean Papadopulo.
Carole Muet
Photo ©Carole Muet







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