L’Ain, ce n’est pas que le poulet, les grenouilles et la JL Bourg Basket. C’est aussi des industries, que le 19/20 du Club affaires BB + a permis de mettre en lumière.
« Le but est de faire en sorte que les personnes formées par l’AFPMA (Pôle formation des industries technologiques de l’Ain) restent dans le département. Aujourd’hui, il manque du monde dans l’industrie. Les métiers les plus en tension sont la chaudronnerie, le chauffage et la maintenance », révélait Patrice Mayoral, directeur général de l’AFPMA lors du dernier 19/20 de la saison, organisé par le club affaires BB + de la JL Bourg, le 11 mai dernier à Montrevel-en-Bresse.
La soirée avait la Plaine Tonique pour écrin et c’était le rendez-vous à ne pas manquer. Avec pour thème, l’attractivité du territoire au service du développement de l’entreprise, le club d’affaires proposait un “casting” à la hauteur de l’événement. « Pour nous, l’attractivité est un enjeu majeur », poursuivait Patrice Mayoral.
« Avec l’offre de formations, valoriser la richesse des entreprises industrielles du territoire et leur savoir-faire est l’un des premiers leviers. L’objectif est de faire comprendre que l’Ain, ce n’est pas que le poulet, les grenouilles et la JL Bourg. Nous avons aussi beaucoup d’entreprises et c’est important de le faire connaître. Nous ne sommes pas en compétition. Il manque du monde et nous devons être attractifs. Viennent ensuite les actions de mobilité. La meilleure des choses est de faire venir les jeunes dans les entreprises. Il y a de très belles réussites. Il faut encore savoir qu’en France, et notamment dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, nous manquons cruellement d’ingénieurs. »
Se donner les moyens
« La JL Bourg a aussi son pouvoir d’attraction avec Ekinox. Depuis quelques saisons, ce magnifique équipement, mis à disposition par l’ensemble de la communauté, a permis au club de changer de dimension et d’être de plus en plus ambitieux, de projeter quelque chose et d’attirer les joueurs qui, sur un même lieu, vont pouvoir trouver de la compétence, des moyens humains, logistiques pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs », déclarait Frédéric Sarre, directeur sportif de la JL Bourg.
Une question s’impose : que faut-il faire pour attirer les potentielles recrues sur le territoire et au sein de la JL Bourg ? « Tout commence par le projet individuel. Aujourd’hui, pour nous différencier des autres clubs, nous disposons de moyens humains pour travailler avec les jeunes. Nous avons la préparation physique, des coachs, Ekinox… En fait, le projet individuel est très bien défini pour ces jeunes, déclarait Arnaud Tessier, responsable du centre de formation de la JL Bourg. Cela leur permet de performer, individuellement, dans un collectif. Il ne faut pas perdre de vue que les mentalités ont évolué. Aussi, nous nous appuyons sur la communication qui fournit un énorme travail pour le centre de formation. Cela explique que nous ayons de la visibilité. »
Et de citer, pour illustrer son propos, l’exemple de deux joueurs « prêtés » par les clubs de Roanne (Loire) et de Chalon (Saône-et-Loire) : « Ils sont venus dans notre centre de formation et participent également avec l’équipe première. Un projet de développement individuel a été bien défini, autour de différents axes. Si le travail engendré est important pour notre part, c’est aussi très motivant. Apprendre sur le terrain fait gagner en compétences. Je souhaite que l’on se démarque sur ce point. Tout le monde s’y retrouve, le jeune comme le club, mais également le territoire », confirmait Arnaud Tessier. On l’aura compris, l’attractivité du département passe par ses activités et ses spécificités.
Carole Muet








0 commentaires