En période de sécheresse – c’est le cas depuis le mois de juin, le lac d’Annecy perd en moyenne 1 cm d’eau par jour. Une perte liée à la différence entre les apports en eau ( +0,30 cm/jour des affuents) et les retraits (-0,5 cm d’évaporation naturelle ; – 0,65 cm pour maintenir un débit minimum dans le Thiou ; – 0,15 cm de prélèvement en eau potable).
Ces chiffres sont livrés par la préfecture dans un communiqué rappelant que le lac d’Annecy appartient au domaine public fluvial de l’Etat qui en assure la régulation. Des vannes situées à sa sortie (Thiou, canal de Vassé, canal Saint-Dominique) permettent de moduler la hauteur de l’eau. Depuis 1876, leur manoeuvre est confiée à la ville d’Annecy. « Chaque année en juin, le niveau du lac est volontairement rehaussé pour anticiper la sécheresse estivale. Cette précaution protège au mieux les activités humaines, même si la marge de manoeuvre technique reste limitée », précisent les services de l’Etat assurant « qu’ils oeuvrent de concert, avec la commune d’Annecy et le SILA pour suivre l’état de santé du lac ».
Selon la préfecture, « cette baisse lente et progressive, laisse à la faune aquatique le temps de s’adapter ». « Mieux, cette variation cyclique profite aux roselières. Sans elle, ces zones humides, qui filtrent naturellement l’eau et servent de nurserie aux poissons et aux oiseaux, s’affaibliraient et finiraient par régresser », assure-t-elle en rappelant que la tendance devrait progressivement s’inverser avec les épisodes de précipitations significatifs, fréquents à l’automne.
D’ici là les navettes lacustres qui avaient été mises en place afin de faciliter les déplacements domicile-travail durant la fermeture de la RD909 entre Balmette et Glières s’adaptent. Elles sont maintenues entre Doussard et Talloires mais la liaison vers Annecy est suspendue en raison du manque d’eau.
photo : @Sophie Boutrelle








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