Plus grand pôle de formation par alternance de la Région, les Maisons familiales rurales (MFR) proposent des parcours passions 100 % alternance, dans de nombreux secteurs.
« Après le succès de notre forum de l’orientation qui s’est déroulé à Péronnas le 11 janvier et notre journée “portes ouvertes” du 28 janvier dans les six Maisons familiales rurales (MFR) de l’Ain, nous sommes prêts pour la journée du samedi 18 mars au cours de laquelle notre réseau fera découvrir toutes nos formations professionnelles, qu’il est possible de préparer en alternance », annonce David Lafond, directeur de la Fédération des MFR de l’Ain. « Cette année, nous avons accueilli plus de 200 visiteurs lors du forum de l’orientation et cette réussite est le fruit de l’investissement des équipes, comme du fort engagement des jeunes », poursuit Stéphanie Pétrowitsch, assistante de direction pour la fédération. Inscrites dans des dynamiques de projets, les MFR mobilisent autour de ces derniers, les jeunes, les familles et les professionnels, et nouent des partenariats. « Il s’agit d’un engagement local au service d’un territoire pour le rendre vivant et attractif. C’est le ferment de notre mouvement et c’est notre ADN, ajoute David Lafond. À travers 35 formations, de la 4e au BTS regroupées en six filières professionnelles, nous proposons un accompagnement personnalisé. Donner à chaque personne la chance de réussir est notre principal objectif. » Les savoir-faire enseignés vont du service en restauration à Pont-de-Veyle aux métiers du bois à Cormaranche-en-Bugey, en passant par le sanitaire et social à Pont-de-Veyle et Montluel, l’agriculture à Bâgé-le-Châtel et Montluel, l’aménagement de l’espace à Bâgé-le-Châtel et Péronnas, et les métiers de bouche à Balan. En alternance ou continues, les formations sont sanctionnées par le diplôme national du brevet, un CAP, une mention complémentaire, un BP, un Bac Pro, un Certificat de spécialisation ou un BTS, tous délivrés par les ministères de tutelle (Agriculture, Travail, Éducation Nationale, Jeunesse et Sport, etc.) ou par des branches professionnelles.
Trouver sa voie
La journée des Talents, lancée en 2016 dans tout le réseau des MFR Auvergne-Rhône-Alpes, et les rendez-vous “portes ouvertes” ont pour première vocation de mettre en lumière une pédagogie basée sur une alternance singulière et l’implication des familles. Pour les jeunes, c’est l’opportunité de trouver leur voie pour construire leur projet de vie. « C’est aussi un moment privilégié d’échanges avec les apprenants, les parents, les maîtres de stage et d’apprentissage, et les équipes pédagogiques des MFR. Voir les jeunes s’épanouir et prendre plaisir à apprendre grâce à la pédagogie de l’alternance est mon leitmotiv », précise David Lafond.
Un taux de réussite aux examens de 92 % reflète le modèle pédagogique positif des maisons familiales rurales. « Prendre part au fonctionnement associatif des MFR pour la réussite des jeunes en tant que bénévole était, pour moi, un juste retour des choses, déclare Jacques Molard, président de la fédération de l’Ain. Ancien élève de MFR, j’ai créé mon entreprise à l’issue de ma formation. Je suis un fervent défenseur de la pédagogie de l’alternance des maisons familiales, un modèle unique en son genre, tout à fait adapté pour répondre aux enjeux sociétaux actuels, comme aux besoins des jeunes et des familles. »
1 484 : Pour cette rentrée 2022-2023, c’est le nombre d’alternants répartis dans les six MFR implantées sur le territoire de l’Ain (dont 57 % en apprentissage).
Une expérience formatrice
L’alternance, utilisée en classe d’orientation comme en apprentissage, est une méthode au service du projet de chacun. Au nombre de six dans le département, les MFR travaillent en partenariat avec des professionnels locaux et suivent l’évolution concrète des métiers. Elles permettent ainsi aux élèves de se mettre rapidement en situation afin d’affiner leur projet, et d’acquérir des compétences reconnues, gages d’insertion sociale et professionnelle. Le taux d’insertion professionnelle est de 75 % après un CAP, de 85 % après un Bac Pro et de 90 % après un BTS. L’approche éducative de la MFR implique fortement les familles pour œuvrer conjointement à l’ouverture des élèves dans toutes les dimensions de leur vie. Cette approche est également portée par la vie en internat, par un accompagnement des jeunes en situation de handicap avec le label H+ troubles “Dys”, qui vise plus d’inclusion, et par un encouragement à la poursuite d’études. Plus d’infos sur www.mfr01.fr.
2 000 : C’est le nombre de maîtres de stage et maîtres d’apprentissage au sein des entreprises partenaires.
«Avoir un regard sur la pérennité des maisons familiales rurales »
Depuis leur création, en 1937, les MFR pratiquent une pédagogie de l’alternance avec plus de 50 % du temps passé en entreprise et une période de formation à l’école.
« Pour rentrer en MFR, deux statuts sont possibles. Nous proposons des formations par alternance par voie scolaire (stage en alternance) ou par apprentissage (contrat de travail, rémunération) à la seule condition que le jeune doit avoir 14 ans dans l’année ou 15 ans révolus pour l’apprentissage », explique David Lafond. L’occasion de faire un point sur la réforme des aides aux employeurs d’alternants en 2023. L’aide accordée est de 6 000 euros pour la première année du contrat et ce, depuis le 1er janvier. Actuellement, l’alternance et l’apprentissage en général ont le vent en poupe auprès des jeunes et leur famille. L’apprentissage est une voix de la réussite. En prenant la direction de la Fédération aindinoise, David Lafond souhaite animer une politique de coopération entre MFR, avec des échanges de bonnes pratiques, et réaffirmer les valeurs fondamentales du mouvement. Il a également à cœur de créer les conditions d’un travail convivial et, dans une période économique “chahutée”, « d’avoir un regard sur la pérennité des MFR et d’absorber l’inflation par un meilleur financement de l’apprentissage. Chaque année, et c’est encore récent, un calcul incitatif de France compétences régule le coût de la prise en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage ».
Enracinée dans son territoire, chaque maison familiale rurale contribue au développement du tissu économique et à l’animation locale. En métropole et Outre-Mer, pas moins de 430 maisons familiales rurales sont référencées, dont 74 en région Auvergne-Rhône-Alpes. Toutes les associations sont regroupées en fédérations départementales, régionales et nationales. Dans le département, elles rassemblent 1 600 adhérents (parents) dans un mouvement ancré dans le tissu social, économique et culturel. Les 70 administrateurs (parents et professionnels) s’impliquent dans tous les projets au même titre que les 176 salariés s’investissent au service des jeunes en participant au projet éducatif. Pour la MFR, bâtir l’avenir ce n’est pas seulement former les jeunes. C’est aussi préparer la société à les accueillir.
Carole Muet








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