Les 13 et 14 mai de nombreux sportifs sont attendus à Saint-André-sur-Vieux-Jonc pour une compétition internationale handisportive labellisée Union cycliste internationale (UCI). L’événement cherche des mécènes.
« À la veille des jeux paralympiques de Paris 2024, nous renouons avec l’Ain Handi Tour international. Une épreuve au cours de laquelle les coureurs français comme étrangers auront à cœur de montrer leurs ambitions et obtenir des points qualificatifs », annonce Jacques Laderrière, président honoraire du comité départemental handisport de l’Ain et président du comité d’organisation du Ain Handi Tour international. Créé en 2016 après l’organisation des championnats de France de paracyclisme 2014 à Bourg-en-Bresse, l’Ain Handi Tour international intègre des épreuves handbikes, tricycles, solos et tandems, ouvertes à tous. Pas moins de 150 coureurs de niveau paralympique sont attendus pour cet événement majeur qui arrive juste après la manche de la Coupe du Monde UCI de paracyclisme sur route. « Avec le soutien de la Fédération française handisport (FFH) et la Fédération française de cyclisme (FFC) nous avons décidé, dès 2019, de créer une course open sur le territoire national. Un rendez-vous ouvert aux coureurs français et étrangers et inscrit au calendrier de l’Union cycliste internationale (UCI). Mais l’année suivante, les restrictions covid imposées aux coureurs nous ont conduits à suspendre cette organisation, commente Jacques Laderrière. Nous sommes heureux de pouvoir reprendre cette année, avec un circuit d’une boucle vallonnée de 10,01 km, tracée sur les communes de Saint-André-sur-Vieux-Jonc, Saint-Rémy et Péronnas. » Sous l’égide de Bourg Ain Cyclisme, le comité départemental handisport de l’Ain présidé par Thierry Jacquet attend 150 coureurs les 13 et 14 mai. Des journées qui porteront les valeurs du paralympisme tels que le courage, la détermination, l’inspiration et l’égalité. Même si le comité reçoit le soutien de partenaires institutionnels comme la Région, le Département et Grand Bourg Agglomération, mais aussi d’entreprises locales, il manque un peu plus de 1 000 € pour finaliser le budget organisation, qui s’élève à 30 000 € pour un tel événement.
L’importance du mécénat
« Nous avons vraiment besoin de mécènes comme les entreprises de l’Ain pour assurer l’équilibre de cette épreuve », argumente Jacques Laderrière. Un mécénat auquel est attaché Solimut Mutuelle de France. Comme l’explique Virginie Petre, coordinatrice action solidaire de la complémentaire santé à but non lucratif, « au départ nous sommes favorables aux partenariats de sports populaires comme le cyclisme. D’ailleurs, nous sommes déjà l’un des partenaires majeurs du Tour de l’Ain. Aussi, lorsque nous avons été sollicités par le comité départemental handisport de l’Ain et Jacques Laderrière, cela a immédiatement fait écho à nos valeurs dans les différentes phases de la solidarité ». Si ce type de démarche s’inscrit dans l’ADN de la société, pour Virginie Petre, il est encore plus important, dans le contexte actuel, d’être présent pour soutenir les bénévoles qui donnent de leur temps au monde associatif. « Sans le soutien des chefs d’entreprise, il sera difficile, pour les associations, de perdurer. Nous devons promouvoir de l’entraide et de la solidarité envers tous. »
150 : Cela correspond au nombre de coureurs attendus pour l’Ain Handi Tour, dont 50 % sont de la région Île-de-France.
L’Ainbattable et la JL Bourg pour l’impact social
Les associations le Local et Enfant’Ain organisent un événement sportif et caritatif, le samedi 3 juin prochain, à l’aérodrome Terre des Hommes de Jasseron. Tout comme pour la collection ADN de la JL Bourg, l’objectif est d’ensoleiller le cœur des enfants et adolescents malades du département.
L’objectif d’Enfant’Ain est d’offrir des moments d’évasion aux enfants et adolescents, mais également à leurs familles qui ont besoin de réconfort et d’échapper au quotidien lors de périodes difficiles dues à la maladie. Quant au Local, il s’agit d’une association d’étudiants en Master d’aménagement des territoires ayant pour volonté de créer des événements fédérateurs et durables. Pour leur premier événement sportif et handisportif, L’Ainbattable, coorganisé le 3 juin à l’aérodrome Terre des Hommes, à Jasseron, les associations reçoivent le soutien de nombreuses entreprises et institutions. « Parce que la chambre des notaires n’a pas encore participé à ce genre d’événement depuis ma présidence, nous voulions nous associer à une action caritative, explique Me Annabel Montagnon, présidente des notaires de l’Ain. Connaissant depuis quelques années Véronique Combes, présidente d’Enfant’Ain, je sais qu’elle agit auprès d’enfants malades avec beaucoup de dynamisme et de conviction. Nous l’avons contactée et c’est comme cela que nous avons appris l’organisation de l’Ainbattable. Nous avons adhéré à 100 % à ce projet qui s’inscrit dans le thème de mon mandat. La jeunesse et le handicap se situant au cœur de notre action. »
Dans la même veine, la JL Bourg a lancé sa première collection Upcycling baptisée ADN. Un projet vertueux qui consiste en la transformation de maillots et de shorts portés par les joueurs en sacs de sport, pochons à chaussures, trousses, totes bags aux noms des idoles de la JL. « Afin de donner du sens à cette démarche, nous avons décidé de reverser la moitié des bénéfices à l’association Enfant’Ain que nous avons rencontrée au moment de la finalisation de notre projet », explique Manon Fontaine, chargée de communication. « L’autre partie financera de nouveaux projets à vocation solidaire menés par Think JL », poursuit Loïc Michel, directeur marketing et communication. De plus, la transformation de ces mailles a été confiée à l’Esat La Courbaisse qui a un atelier de couture à Lyon. Une belle collaboration pour cet établissement qui accueille des travailleurs déficients intellectuels.
Vicat : une fondation engagée
Créée en 2017 à l’occasion du bicentenaire de l’invention du ciment artificiel par Louis Vicat, la fondation d’entreprise est engagée dans les domaines de l’éducation, de l’inclusion, de la sauvegarde du patrimoine, de l’insertion professionnelle et des solidarités. « La diversité et la différence nous font avancer et c’est une très grande force. En m’intéressant aux autres, j’ai été amenée à être au contact de personnes en situation de handicap. C’est comme cela que nous avons approché le sport et le handicap en local et en Auvergne-Rhône-Alpes. Nous avons commencé à soutenir les filles du club de football de l’Olympique Lyonnais bien avant qu’elles soient connues. Nous soutenons également nos collaborateurs en situation de handicap qui, par le sport, se trouvent en équivalence avec les valides », déclare Sophie Sidos, présidente de la fondation Louis Vicat dont le siège est à L’Isle-d’Abeau (Isère).
4 047 : C’est le nombre de licenciés handisport Auvergne-Rhône-Alpes dont près de 160 au comité de l’Ain handisport.
Carole Muet








0 commentaires