La Maurienne en mode grand chantier

par | 23 novembre 2016 à 17H12

La vallée s’organise pour accueillir au mieux les travaux de la liaison ferroviaire Lyon-Turin et en optimiser les retombées.


Faire le point sur l’avancement de la liaison grande vitesse Lyon-Turin et sur les actions d’accompagnement. C’est la vocation du comité Maurienne du Lyon-Turin qui réunit régulièrement les élus de la vallée et les institutions. La rencontre du 21 novembre a été l’occasion d’évoquer les premiers projets réalisés dans le cadre du contrat de territoire Maurienne, signé le 30 septembre dernier par l’État, la Région, le Département et le Syndicat du Pays de Maurienne (SPM). Sur les 40 millions d’euros prévus d’ici 2020, près de 10 millions d’euros ont déjà été engagés. L’enveloppe a permis de lancer des formations pour aider les habitants de la vallée à se positionner sur les offres d’emploi générées par le chantier. Elle doit aussi faciliter la rénovation des logements vacants susceptibles accueillir les 2 000 compagnons attendus. Et de rénover les centres bourgs de Saint-Jean-de-Maurienne, Modane, Fourneaux. Les abords de la gare de Saint-Avre/La Chambre devraient encore être réaménagés tandis que des travaux de protection sont prévus dans le lit de l’Arc.

Le 3eme employeur de la vallée

Selon l’observatoire grand chantier actuellement testé sur la galerie de reconnaissance de Saint-Martin-la-Porte, le Lyon-Turin serait le troisième employeur de la vallée avec 481 personnes employées à fin septembre. Parmi elles, 382 salariés (personnel propre et intérimaires) dont 170 Mauriennais et 99 provenant de sous-traitants, fournisseurs et prestataires de service du groupement Spie Batignolles, Eiffage et Ghella chargé de creuser la galerie. Les marchés confiés à des entreprises de la vallée représentent, pour l’observatoire, un total de 11,5 millions d’euros. Quant aux fonds injectés dans l’économie locale (hébergement, alimentation, transport, services et loisirs), ils sont estimés à 2,4 millions d’euros par an.

Un chantier de 8,6 milliards d’euros

Entre 2002 et 2010, 9 km de galeries ou descenderies ont été réalisés côté français. Depuis cet été, le tunnelier Fédérica est à pied d’œuvre à Saint-Martin-la-Porte pour excaver une galerie de 9 km, dans l’axe et au gabarit du tube sud du futur tunnel de 57,5 km (45 km en France, 12, 5 km en Italie) qui reliera le Val de Suze à la Maurienne. D’une longueur totale de 65 km, la section transfrontalière dont la mise en service est annoncée pour 2029-2030 est évaluée à 8,6 milliards d’euros.

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