La direction régionale d’Engie a organisé des échanges entre différents acteurs pour « reprendre la main sur notre compétitivité », par une approche transversale.
Réunis le 5 octobre à Lyon à l’initiative de Florence Libre, directrice déléguée Auvergne-Rhône-Alpes du groupe Engie, des responsables économiques, agricoles, institutionnels, militaires et académiques ont échangé sur les enjeux de souveraineté auxquels la France et l’Europe sont confrontées. Au cœur des débats : l’eau, l’énergie, l’agriculture, l’industrie et la défense.
Pour Florence Libre, ces enjeux ne peuvent être abordés séparément. « Les souverainetés sont étroitement liées. Il ne peut pas y avoir de souveraineté industrielle sans énergie disponible et compétitive. Pas de souveraineté alimentaire sans une agriculture forte », a-t-elle rappelé en ouverture de la rencontre.
Parmi les sujets abordés figurait notamment la gestion de l’eau face au changement climatique. Présidente du directoire de la CNR, Laurence Borie-Bancel a plaidé pour une meilleure connaissance de la ressource afin de concilier les différents usages : « L’adaptation passe d’abord par une meilleure connaissance de la ressource. Partager les données, construire des compromis et additionner les solutions dans les territoires : c’est ainsi que nous pourrons concilier les usages de l’eau. »
De son côté, Michel Joux, président de la Chambre régionale d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes, a souligné la nécessité de donner au secteur les moyens de s’adapter aux évolutions climatiques. « Préserver notre souveraineté suppose de permettre aux agriculteurs de rendre leurs exploitations plus résilientes, en gardant la production alimentaire comme priorité. »
Les échanges ont également porté sur les vulnérabilités industrielles et énergétiques européennes. Député européen, Pierre Jouvet a défendu une politique de réindustrialisation ciblée : « La souveraineté européenne ne consiste pas à tout produire, mais à retrouver une capacité industrielle dans les secteurs stratégiques. »
Face aux défis climatiques, géopolitiques et économiques, les intervenants ont souligné la nécessité de mieux connaître les ressources stratégiques, d’anticiper les vulnérabilités et de renforcer la capacité d’action des territoires comme de l’Europe.
Carole Muet
Photo à la une : De gauche à droite, Michel Joux, président de la Chambre régionale d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes, Laurence Borie-Bancel, présidente du Directoire de CNR – Julia Maris, directrice générale adjointe et secrétaire générale du Groupe Engie – Carine Sebi, professeure et directrice de l’Institut Energy for Society à Grenoble Ecole de Management – Pierre Jouvet, député européen, rapporteur de l’Industrial Accelerator Act (IAA) – Florence Libre, directrice déléguée pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes du groupe Engie – Victor Delage, fondateur et directeur général de l’Institut Terram. © Quentin Lafont







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