Le Parlement a définitivement adopté, le 17 juin, une proposition de loi qui vise à sécuriser juridiquement l’exploitation des barrages et à y relancer les investissements. Elle met aussi fin à un ancien contentieux avec l’Union européenne.
L’Etat conservera la propriété des barrages grâce au passage du régime de concession à celui d’autorisation. Ce dernier sécurise les exploitants, principalement EDF. Le marché sera ouvert de façon maîtrisée : EDF mettra à disposition des capacités hydroélectriques aux opérateurs alternatifs (sous le contrôle de la commission de régulation de l’énergie), sans toutefois se voir affaibli. La loi garantit également aux collectivités des contreparties financières stables.
Dans les deux Savoie, 32 barrages et 71 centrales hydroélectriques (pour lesquels travaillent près 1 000 salariés) produisent annuellement l’équivalent de la consommation résidentielle de 2,7 millions d’habitants. Exploités par EDF hydraulique, ils irriguent aussi l’économie régionale : près de 60 M€ par an de travaux sont commandés à quelque 900 entreprises. Selon Vincent Rolland, député de la Savoie, cette loi, qui entrera en vigueur au plus tard le 1er septembre, « ouvre la voie à la modernisation des barrages ».








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