La filière notariale et l’Université Savoie Mont Blanc (USMB) viennent de renouveler le partenariat qui les unit de longue date à la faveur de deux cursus sur mesure…
À Jacob-Bellecombette, la signature de la convention de partenariat entre la Chambre interdépartementale des notaires de la Savoie et de la Haute-Savoie, l’Université Savoie Mont Blanc (USMB) et l’Institut national des formations notariales (INFN) est venue réaffirmer une coopération étroite entre le monde universitaire et la profession notariale.
Pour David Melo, vice-président du conseil d’administration de l’USMB, « ce partenariat est emblématique : parmi les formations les plus attractives de l’université, il y a le Master “Droit notarial” ». Chaque année, la Chambre apporte un soutien financier à la faculté de droit. « Le montant n’est pas fixe : il dépend des besoins de l’université et de nos moyens. C’est l’objet d’un nouvel échange chaque année », précise sa présidente, Clémentine Delafontaine.
Au-delà de cette contribution, la profession notariale met à disposition ses locaux de Pringy, où l’enseignement est dispensé, ainsi qu’une collaboratrice dédiée à l’accompagnement des étudiants et à l’organisation logistique de la formation. En retour, l’USMB accueille l’université du notariat sur son campus de Jacob-Bellecombette.
Une formation au plus près des réalités du terrain
La filière notariale s’appuie sur un réseau particulièrement dense dans les deux départements, fort de ses 190 études et 1 400 collaborateurs. Deux cursus universitaires sont nés de ce partenariat : un master « Droit notarial » et une licence professionnelle « Métiers du notariat ». Chacun accueille une vingtaine d’étudiants par promotion, soit environ 60 apprenants initiés aux spécificités locales.
« Les étudiants reçoivent un enseignement en droit classique, mais ils apprennent aussi les particularités juridiques de nos territoires : en montagne, certaines règles d’urbanisme peuvent différer de celles qui régissent la vallée », explique la présidente.
Après une période de tension sur le recrutement, la profession observe aujourd’hui un retour à l’équilibre. « L’activité s’est lissée : même si la situation économique n’est pas particulièrement florissante, le nombre d’étudiants correspond désormais à nos besoins », constate Me Delafontaine.








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