L’espace de loisirs implanté sur la commune de Malafretaz vient de débuter une réfection totale qui devrait durer jusqu’en 2025. La première phase est lancée.
Pendant l’été, la commune de Malafretaz, voisine de Montrevel-en-Bresse, triple sa population. La cause ? Elle héberge la Plaine Tonique sur son territoire depuis plus de 50 ans, qui elle-même accueille 2 600 vacanciers en hébergement chaque été. L’évolution de la clientèle de cette dernière, portée davantage sur un tourisme de proximité adepte de nature, a amené Grand Bourg Agglomération à lancer un vaste programme de requalification du site. La première phase a déjà été lancée en septembre et devrait s’achever en mai pour permettre aux usagers de profiter pleinement des lieux pendant l’été. Les autres tranches se dérouleront sur des périodes similaires et ce jusqu’en 2025.
« Pour cette première étape nous sommes sur la réhabilitation des espaces publics, notamment sur le secteur de l’entrée, explique Claudie Saint-André, conseillère déléguée de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse à l’aménagement et à l’urbanisme. Il fallait faire évoluer le parking, le rendre plus vert, plus accessible, plus pratique, plus lisible, il fallait perméabiliser les sols. » Trois hectares d’enrobés seront supprimés, permettant la réduction des ilots de chaleur.

Un espace aquatique transfiguré
Mais l’aménagement ne concerne pas seulement le stationnement. Le projet prévoit également de relier la Reyssouze à la Plaine Tonique, quand aujourd’hui elle longe seulement cette dernière. « L’aménagement de ses berges prévoit des espaces de détente pour que les usagers puissent en profiter également. » L’espace aquatique va être remanié pour optimiser son utilisation tout en diminuant sa consommation d’énergie. L’entreprise d’architecture Lipstick, chargé de la réfection du lieu, a déjà rénové la piscine Plein Soleil à Bourg-en-Bresse. « Les grands objectifs de cette réhabilitation sont déjà de pouvoir répondre aux besoins des élèves du secteur », poursuit-elle. En effet, pour que les écoliers puissent obtenir leur attestation scolaire du savoir nager (ASSN), faisant partie des enseignements obligatoires depuis 2006, il manquait un équipement sur les lieux limitant ainsi l’ouverture sur de longues périodes. « Cet espace phare de la Plaine Tonique était également trop consommateur d’énergie, avec plusieurs problèmes liés au toit découvrant, tous liés à un matériel vieillissant. » Au programme donc, une réfection des façades, des toitures fixes et mobiles, de l’intégralité des vestiaires, mais aussi de l’accueil et des plages. Des doubles vitrages seront mis en place et les menuiseries remplacées. « L’espace aura une allure plus moderne avec des équipements et revêtements en bois. C’est une thématique que nous allons retrouver sur tous les équipements de la Plaine puisque nous faisons le choix de recourir à la filière bois, notamment locale », ajoute Claudie Saint-André.
La plage, un lieu à part
Quant à la grande plage, elle fait également l’objet de travaux sur la première tranche. L’épicerie et le snack seront regroupés sur une esplanade en bois et seront accompagnés de sanitaires, de vestiaires et d’un local pour les maîtres-nageurs-sauveteurs. Un platelage de bois facilitera la circulation entre la plage et les nouveaux bâtiments, tout en délimitant les espaces. La partie sable sera également agrandie. Les choix de maîtrise d’œuvre pour les tranches suivantes ont déjà été lancés, notamment pour les futurs édifices comme la maison du lac ou encore, le bâtiment d’accueil, destiné à remplacer la structure existante. Les usagers pourront découvrir au gré des prochains étés, tous les changements de la Plaine Tonique.
Le projet à la loupe

- 700 m2 : L’espace aquatique nécessitera 700 m2 de laine de roche pour la partie fixe de la toiture et 800 m2 pour les façades extérieures, 530 m2 de verre cellulaire pour la partie amovible et 220 m2 de double vitrage.
- Bois local : Douglas, châtaignier… des essences régionales seront utilisées pour les 780 m2 de terrasses et 270 m2 de murs en ossature bois.
- 80 % : Trois hectares d’enrobé seront supprimés, pour perméabiliser plus de 80 % de la surface totale.
- Aménagement naturel : Près de 335 arbres seront plantés sur site pour 58 coupés. Côté haies et massifs arbustifs, 6 630 m2 seront installés pour 1 100 m2 de haies basses et 680 m2 de haies hautes coupées. Sur site, 4 000 m3 de terre végétale et 16 000 m3 de déblais seront réutilisés évitant environ 4 000 trajets de camions bennes.
- Budget : Le montant total de l’opération, comprenant les études, les honoraires et les travaux devraient s’élever à 20 130 000 € hors taxes, dont 5 600 000 € pour la première tranche. Les subventions attendues de la part de l’État, de la Région et du département sont quant à elles de 3 261 000 €.
Joséphine Jossermoz








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